Docteur Raiss, ophtalmologue à Casablanca +212 661-438731

Le kératocône est une maladie visuelle qui se manifeste chez les personnes kératocôniques (souvent à l’âge pré-adulte), par une multiplicité et un dédoublement des images, une vision brouillée et déformée, des yeux irrités et larmoyants et une hyper-sensibilité à la lumière.

L’œil atteint de kératocône, contrairement à un œil normal, se caractérise par une cornée déformée qui s’est progressivement amincie et a perdu sa sphéricité pour prendre la forme d’un cône. D’où l’appellation de la maladie. Souvent, le kératocône s’accompagne d’astigmatisme.

De nos jours, la chirurgie réfractive permet de traiter le kératocône

Quatre solutions sont ainsi envisageables :

  • Le Cross Linking (CXL) : Il s’agit d’un traitement biochimique qui combine l’application de la vitamine B2 (gouttes de riboflavine) et des rayons UV (ultra-violets). Le Cross Linking permet d’arrêter l’évolution de la maladie et de fortifier la cornée.
  • Les Anneaux Intracornéens : Il s’agit d’implanter deux fragments d’anneaux intracornéens rigides, en plastique (Polyméthylmétacrylate), dans le contour de la cornée pour la renforcer, adapter sa déformation et ajuster sa courbure.
  • PKR Topoguidée : Le Laser est guidé par une topographie de la cornée et, plus souvent, associé à un Cross Linking simultané ou décalé. Il permet de ré-uniformiser la cornée et de diminuer sensiblement le bombement du kératocône.
  • La Greffe Cornéenne : Elle consiste à remplacer la partie centrale malade (déformée) de la cornée par une partie de cornée saine. Il existe deux types de greffe cornéenne :
    ▶ La greffe transfixiante : c’est la technique classique où la cornée du patient est retirée dans sa pleine épaisseur pour être remplacée par un greffon. Cette chirurgie est bien codifiée, plus facile à réaliser, mais il existe des risques plus importants de rejet de greffe.
    ▶ La greffe lamellaire antérieure : cette technique moderne consiste à préserver la partie la plus profonde de la cornée du patient (endothélium) et de rajouter par-dessus le greffon du donneur. Cette technique plus difficile, plus longue et plus minutieuse, a l’avantage de diminuer les risques de rejet de greffe, mais la récupération visuelle n’est pas être supérieure à la kératoplastie transfixiante.