Docteur Raiss, ophtalmologue à Casablanca +212 661-438731

Le Glaucome est une maladie évolutive du nerf optique. Il peut être associé à une pression intraoculaire élevée et peut entraîner une perte de vision parfois définitive. On distingue différentes catégories de glaucome :

Le glaucome à angle ouvert : C’est la forme la plus courante de glaucome. Ce type de glaucome évolue très lentement, car le système de drainage de l’humeur aqueuse de l’œil se bouche très progressivement, augmentant de façon également progressive et peu importante la pression intraoculaire. La plupart des gens qui développent un glaucome primaire à angle ouvert ne remarquent aucun symptôme, jusqu’à ce que leur vision soit altérée.

Le glaucome à angle fermé : Ce type de glaucome est beaucoup plus rare. Il survient secondairement à une ascension de la tension oculaire, due à une fermeture de la zone où s’évacue l’humeur aqueuse (l’angle irido-cornéen), entraînant ainsi une élévation très importante de la pression intraoculaire. L’œil devient alors douloureux et rouge. Cette forme de glaucome survient le plus souvent chez les sujets âgés et hypermétropes

Le glaucome congénital: Ce type de glaucome est souvent héréditaire. Il est présent dès la naissance et peut être causé par un développement anormal des yeux. On peut le détecter tôt, car l’augmentation de la pression intraoculaire avant l’âge de 3 ans entraîne un allongement du globe oculaire, qui paraît plus grand et plus gros. Le nourrisson présente également d’autres signes évocateurs : larmoiement, gêne importante à la lumière.

Le glaucome secondaire : Par opposition aux glaucomes dits primitifs, dont les causes restent inconnues, il existe des formes secondaires de glaucomes, résultant généralement de causes extérieures. Celles-ci peuvent être liées par exemple à un traumatisme oculaire, une maladie inflammatoire de l’œil, un traitement par cortisone ou d’autres facteurs plus complexes.

La maladie est insidieuse. Au début il n’y a généralement pas de symptôme et le sujet atteint ne se rend compte de rien. Lorsque la maladie progresse, par contre, la personne atteinte constate que sa vision baisse progressivement. D’où l’importance d’un dépistage précoce.

Grâce à l’avancée et la complémentarité des traitements (médicaments, laser, chirurgie), ces derniers retardent de manière conséquente la dégradation de la vue. Plus le glaucome est diagnostiqué tôt et plus les traitements seront efficaces, d’où l’intérêt d’un dépistage précoce. Ainsi, il est possible de stabiliser la vue dans 80 % des cas de glaucome rapidement pris en charge.

Traitement du glaucome :

  • Les collyres : Avec l’arrivée de nouvelles molécules sur le marché, dont la prostaglandine, les traitements médicamenteux sont plus faciles à prendre. Ainsi, au lieu de devoir mettre du collyre deux à trois par jour, les patients peuvent aujourd’hui réduire leur pression intraoculaire grâce à l’administration d’une à deux gouttes de collyre une seule fois par jour.
  • La trabéculoplastie avec laser : S’il est courant de traiter le glaucome par voie médicamenteuse, les opérations par laser ne s’effectuent pas systématiquement. La pratique du laser dépend de la forme clinique du glaucome, de l’évolution de la maladie, de son stade… L’objectif de la trabéculoplastie est d’abaisser la pression intraoculaire en permettant à l’humeur aqueuse de s’écouler plus facilement.
  • La chirurgie, un acte complémentaire : Comme pour le laser, la décision d’opérer doit être prise en fonction de chaque patient et permet de réduire la pression intraoculaire sans garantir pour autant d’effets positifs sur le long terme.