Docteur Raiss, ophtalmologue à Casablanca +212 661-438731

Questions/Réponses

Glaucome

Qu’est-ce le Glaucome ?

Il existe plusieurs types de glaucome dont le point commun est une
destruction progressive des fibres du nerf optique. Cette destruction,
très longtemps insidieuse et asymptomatique, aboutit à une perte
progressive de la vision, d’abord périphérique puis centrale.
Le principal facteur de risque est une augmentation de la pression
intraoculaire, mais il existe également des formes de glaucome à
pression oculaire normale.
Il existe deux mécanismes principaux de glaucome, à angle irido-cornéen
ouvert (de loin le plus fréquent) ou à angle irido-cornéen fermé (ou
étroit). Ces deux familles de glaucome ont des traitements différents.

On me propose un dépistage du glaucome, comment cela va-t-il se passer ?

Réalisé par l’ophtalmologiste, ce dépistage associe plusieurs examens.
Il consiste d’abord à mesurer votre pression oculaire et à examiner
votre nerf optique. L’objectif étant de diagnostiquer la maladie.
En cas de doute, votre champ visuel est ensuite évalué et votre angle
irido-cornéen examiné, afin d’en savoir plus sur la nature d’un éventuel
glaucome et son stade d’avancement.

A quel âge peut-on souffrir d’un glaucome ?

Le glaucome peut survenir à tout âge, mais il s’agit le plus souvent d’une
maladie de la deuxième partie de la vie. Il existe des formes
congénitales, parfois manifestes dès la naissance. On retrouve souvent
un caractère familial et héréditaire : il existe des gènes du glaucome.
La connaissance de cas familiaux est donc un facteur de risque
particulier, qui justifie un dépistage et une surveillance régulière.

Comment traite-t-on un glaucome ?

Si certaines formes de glaucome (glaucome congénital, glaucome par
fermeture de l’angle) sont le plus souvent traitées chirurgicalement
d’emblée, le glaucome chronique à angle ouvert de l’adulte est le plus
souvent traité par différents traitements médicaux (collyres). Ces
traitements peuvent être utilisés en association, afin de cumuler leurs
effets bénéfiques sur la tension oculaire et sur la préservation de la
fonction visuelle.
S’ils s’avèrent insuffisants, ou s’ils sont mal tolérés par le patient,
on envisagera un traitement chirurgical, dont le laser peut être une
première étape.

Quelles précautions à prendre après l’intervention ?

Une diminution partielle et transitoire de la vision peut être observée
pendant quelques jours. Une sensation de corps étranger, liée à la
présence de sutures superficielles résorbables, est fréquente, plus
gênante que douloureuse. La reprise d’une vie normale peut être
envisagée dès le lendemain ou le surlendemain de l’intervention. Un
traitement local par collyres sera poursuivi pendant au moins un mois.
Tout choc sur l’œil, tout frottement appuyé doit évidemment être évité
pendant la période postopératoire.

Existe-t-il des effets secondaires ou des complications ?

Comme après toute intervention intraoculaire, certaines complications peuvent survenir, même si elles sont peu fréquentes. La présence d’une légère
hémorragie de l’œil opéré, la dilatation
de la pupille par les collyres prescrits pendant les premiers jours, les variations visuelles sont le plus souvent sans  conséquence ; tout rentre dans l’ordre en quelques jours. Mais l’existence de douleurs fortes, non calmées par les antalgiques habituels, doit motiver un appel immédiat à la clinique, particulièrement si elles s’accompagnent d’une baisse de la vision.

Quels sont les contrôles postopératoires ?

Les contrôles postopératoires se font habituellement à 8-10 jours, un mois,
trois mois et six mois, puis ils deviennent plus espacés. Ils sont destinés à vérifier la bonne cicatrisation, l’acuité visuelle, la
tension oculaire et l’ensemble des paramètres de la fonction visuelle.
Ces visites permettent de constater la normalisation de la tension et la
stabilité de la vision. En cas d’élévation secondaire de la tension, un
traitement approprié sera entrepris.

Kératocône

Qu’est-ce qu’un kératocône ?

Il s’agit d’une maladie qui touche la cornée. Cette dernière se
déforme lentement et passe d’une forme pratiquement sphérique à une
forme (protubérance) conique, ce qui perturbe la vision.

A quoi est due cette maladie ?

Cette maladie est dite « idiopathique », c’est-à-dire qu’aucune cause
n’est, à ce jour, encore connue. Il s’agit probablement d’une maladie
d’origine génétique, dont on ne connaît toujours pas

les gènes en cause.

Comment évolue-t-elle ?

Elle débute en général au moment de la puberté. La déformation de la
cornée provoque alors des troubles visuels, comme une myopie et un
astigmatisme, qui vont lentement évoluer vers une altération de la
perception des images.
Elle évolue en 4 stades (stades d’AMSLER).
Stade 1 : inconfort visuel, baisse de l’acuité et astigmatisme.
Stade 2 : myopie associée à l’astigmatisme.
Stade 3 : aggravation des troubles visuels et déformation visible de la cornée.
Stade 4 : amincissement de la cornée et perte de transparence.

Mes enfants peuvent-ils avoir cette maladie ?

Selon les résultats de certaines études scientifiques, on estime qu’il
y a moins de 1 chance sur 10 pour qu’un parent porteur de cette maladie
la transmette à ses enfants.

Quels traitements peut-on envisager ?

Les troubles visuels peuvent dans un premier temps être corrigés par
des verres correcteurs, puis par des lentilles semi-rigides ou rigides.
Progressivement, cette correction ne sera cependant plus suffisante.
Il peut vous être proposé deux techniques très différentes pour
renforcer la cornée et freiner l’évolution du kératocône :
• La mise en place d’anneaux cornéens (petits anneaux placés dans la cornée pour la renforcer).
• Le Cross-Linking est une méthode récente, dont les premiers
résultats sont encourageants. Elle consiste à utiliser un rayon
ultraviolet et une solution non toxique et photosensible pour créer des
liens supplémentaires entre les fibres de collagène, de manière à
augmenter la force mécanique des tissus (photopolymérisation). Cela
permet de ralentir ou même d’arrêter l’amincissement progressif de la
cornée.

L’intervention
se pratique en ambulatoire (sans hospitalisation), dure environ une
heure et se déroule sous anesthésie locale (réalisée à l’aide de
gouttes).
En dernier recours, une greffe de cornée, encore appelée «
kératoplastie transfixiante », peut permettre d’améliorer votre vision,
en supprimant les irrégularités de votre cornée.

 

Quand aurai-je recours à la chirurgie ?

Le recours à la chirurgie est indiqué lorsque votre vision ne peut
plus être corrigée par les lentilles de contact en raison d’opacités.
Cette situation ne se présente que dans 1 cas sur 10.
Comment se déroule une greffe de cornée ?
Le principe est simple : la partie centrale de la cornée (d’un
diamètre de 8 mm) est échangée contre celle d’un donneur décédé. Ce
geste chirurgical est aujourd’hui parfaitement bien maîtrisé.

Strabisme

Quels sont les différents types de strabisme ?

On a tendance à répondre : le strabisme convergent et le strabisme
divergent. Cette réponse peut être nuancée. Il vaut mieux faire la
séparation suivante:
• Les strabismes précoces, c’est-à-dire avant un an. Ils n’auront jamais
de vision binoculaire normale, c’est-à-dire qu’ils ne verront jamais en
relief.
• Les strabismes tardifs, c’est-à-dire après deux ans. Ils auront une
vision binoculaire normale (sens du relief) sur laquelle les thérapeutes
pourront s’appuyer. Entre un à deux ans, les enfants vont aller dans
une ou l’autre direction suivant différents facteurs.

Dans quels cas opère-t-on un strabisme ?

Dans tous les cas, il faut d’abord prescrire une correction de tout défaut optique, soit par

une paire de lunettes soit par des
lentilles de contact.
Cette prescription est la base de toute prise en charge de qualité.
Pour l’indication opératoire, il y a deux situations différentes:
• Si vision binoculaire normale, Il faut opérer pour préserver cette vision binoculaire même si la déviation est petite.
• Si vision binoculaire anormale, Il faut opérer si le strabisme se voit. La
chirurgie a
alors essentiellement un rôle fonctionnel, car plus la déviation est
petite, plus le fonctionnement du système visuel est satisfaisant.

Comment opère-t-on un strabisme ?

On
n’incise pas la peau mais la conjonctive qui est la fine membrane qui
recouvre les muscles et le blanc de l’œil. On a ainsi accès aux muscles
que l’on veut affaiblir ou renforcer. On suture ensuite cette incision
(avec des fils fins comme un cheveu).

Est-ce qu’une opération du strabisme permet de récupérer une bonne vision binoculaire ?

Si la vision binoculaire est anormale, elle le restera. Si la vision binoculaire est normale, elle pourra être préservée.

Est-ce qu’une opération d’un strabisme est définitive ?

Le
strabisme est une maladie de la stabilité des yeux. Cette stabilité
varie au cours du temps. Les patients doivent être prévenus que
plusieurs interventions peuvent être nécessaires. Il faut souvent
atteindre l’âge de la
presbytie pour que le système se stabilise.
Le port de la correction optique totale est le moyen le plus puissant
pour stabiliser un strabisme, d’où l’importance de la qualité du port
des lunettes (ou des lentilles). À chaque fois que l’on enlève les
lunettes (même pour quelques minutes), on donne un coup de fouet à la
maladie strabique.

Aura-t-on les yeux parfaitement droits après l’opération, si celle-ci est parfaitement réussie ?

Seules
les personnes ayant une vision binoculaire possible avec fusion des
images auront les yeux médicalement droits. Souvent, le patient
strabique ne peut pas récupérer une vision binoculaire : les yeux
sembleront esthétiquement droits, mais il persistera une petite
déviation, esthétiquement non visible, à l’examen ophtalmologique ou
orthoptique.

Dans quelle mesure, l’œil dévié peut-il perdre de l’acuité visuelle ?

Dans les amblyopies profondes, cette vision peut être basse : 1/50.

Combien de temps aura-t-on les yeux rouges après une première intervention ?

La durée est très variable, de 15 jours à 1 mois, mais parfois bien plus d’un mois, sans que cela ne traduise une complication.

Décollement de la rétine

Qu’est-ce que le décollement de la rétine ?

C’est la séparation des deux feuillets qui composent la rétine : l’interne
(neuroépithélium) et l’externe (épithélium pigmentaire) par un liquide
appelé liquide sous-rétinien. La zone de rétine décollée ne fonctionne
plus et entraîne une perte partielle ou totale de la vue. Si le
décollement est total, l’œil n’a plus aucune vision.
Il s’agit d’une maladie grave qui nécessite un traitement chirurgical.
Les décollements de rétine sont dus essentiellement à des déchirures, à
des trous dans la rétine ou à des tractions anormales du vitré (gel
remplissant la partie arrière de l’œil) sur la rétine.

Quels sont les facteurs de risque ?

La myopie, surtout si elle est forte ;

L’opération de la cataracte ;

Un traumatisme (choc) ;

Le diabète, surtout s’il est ancien et déséquilibré.

Toutes ces prédispositions imposent un contrôle régulier des rétines.

Quels sont les premiers symptômes ?

Le
début est généralement soudain et indolore, avec l’apparition d’un
voile sombre sur une partie ou la totalité du champ visuel. Le patient
ressent presque toujours une modification importante de sa vision. Ce
voile sombre est parfois précédé d’opacités mouvantes ou d’éclairs
lumineux.

Comment soigne-t-on cette maladie ?

La
chirurgie est l’unique recours. Selon la gravité du décollement,
différentes techniques chirurgicales plus ou moins complexes seront
utilisées. Le but de l’intervention est de :

Cicatriser et colmater les trous et les déchirures rétiniennes ;

Relâcher ou enlever les tractions de l’humeur vitrée sur la rétine ;

Ponctionner le liquide sous-rétinien afin de remettre la rétine à plat.

Très
souvent, une bulle de gaz est introduite dans l’œil en fin
d’intervention, pour appuyer sur les trous ou les déchirures de la
rétine pendant la durée de la cicatrisation.
Si la rétine ne présente qu’une déchirure ou un trou sans décollement,
un simple traitement par laser est nécessaire, sans hospitalisation.
En cas de décollement de rétine particulièrement grave, il est parfois
nécessaire d’injecter de l’huile de silicone dans l’œil, afin de guérir
le patient. Cette huile de silicone est le plus souvent retirée quelques
mois plus tard.

Faut-t-il être hospitalisé pour traiter cette maladie ?

Un
décollement de rétine impose une hospitalisation de 3 à 6 jours selon
la gravité. L’intervention nécessite une anesthésie locale ou générale.
La durée de l’intervention est très variable, en fonction de la gravité du décollement de rétine : de 20 à 90 minutes.

Quelles précautions à prendre après l’opération ?

Aussitôt
après l’intervention, si une bulle de gaz a été introduite dans l’œil,
vous devez placer votre tête dans la position prescrite par le
chirurgien pendant une durée totale de 4 jours.
Après la sortie de la clinique et pendant 15 à 20 jours, il faut éviter
toute activité pouvant  secouer  fortement votre œil. Il est essentiel
de respecter le traitement prescrit par votre chirurgien à la sortie de
la clinique (médicament et positionnement) pour éviter toute
complication et lutter contre les maux de tête, fréquents pendant les
jours qui suivent l’intervention.

En combien de temps récupe-t-on une vision correcte ?

La vision de l’œil opéré remonte très progressivement pour atteindre son maximum 3 à 4 mois après l’intervention.

LA DMLA

C’est quoi la DMLA ?

La Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age ou DMLA, est une altération
maculaire (centre de la rétine et de la vision) atteignant les personnes
de plus de 50 ans. La DMLA se traduit par une baisse progressive de la
vision, aboutissant à une perte de la vision centrale, tout en
préservant en général la vision périphérique. Les personnes atteintes de
la DMLA ne deviennent pas aveugles, mais perdent tout le champ de
vision utile pour la lecture, la conduite…

La DMLA affecte la zone centrale de la rétine : la macula. Il y a 2 sortes de DMLA : la DMLA sèche et la DMLA humide.

Qu’est-ce que la DMLA sèche et quels sont ses symptômes?

La DMLA sèche est la forme la plus commune, représentant environ 90 % des
cas de DMLA. Elle se manifeste lorsque qu’une partie de la rétine
s’amincit et se dégrade, causant une altération de la vue.

La dégénérescence maculaire sèche peut se développer dans un seul œil ou
dans les deux yeux, à mesure que les cellules photosensibles de la
macula sont progressivement endommagées.

À mesure que la DMLA progresse, des points flous ou noirs peuvent
apparaître dans votre champ visuel. Au fil du temps, les activités
quotidiennes comme la lecture et la conduite peuvent devenir difficiles.

À moins que la dégénérescence maculaire sèche ne soit détectée à
l’occasion d’un examen oculaire de routine, vous pouvez ne pas réaliser
que vous en êtes atteint, car il existe peu ou pas de symptômes jusqu’à
ce que cette affection soit plus avancée. Cela parce que la DMLA sèche
progresse en général lentement et sans douleur sur une période de
plusieurs années. Parfois, la DMLA progresse au niveau d’un œil alors
que l’autre n’est pas affecté. Cela pourrait faire en sorte qu’il n’y
ait pas de changement manifeste dans la vue globale.


Qu’est-ce que la DMLA humide et quels sont ses symptômes? 

La forme humide de la dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou
« DMLA humide », peut se produire lorsque des vaisseaux sanguins
anormaux se forment et laissent s’écouler du sang et d’autres liquides
sous une partie de l’œil. Actuellement, il n’existe aucun traitement
curatif pour cette affection et un traitement inadéquat peut entraîner
une cicatrisation des tissus qui cause, à son tour, une perte importante
de la vision. En fait, la DMLA humide est la principale cause de cécité
chez les personnes âgées de plus de 55 ans dans les pays
industrialisés.

La DMLA humide peut entraîner une perte rapide, grave et permanente de la
vision centrale en quelques semaines. Les symptômes incluent une vision
floue ou des lignes apparaissant distordues ou ondulées.

Peut-on guérir de la DMLA sèche?

Malheureusement, pas à ce jour. C’est pourquoi il est tellement important de faire tout
ce que vous pouvez pour votre santé oculaire, y compris de consulter
régulièrement votre ophtalmologiste, d’avoir une alimentation saine et
de prendre des suppléments de vitamines oculaires selon les
recommandations sur le rôle joué par la nutrition dans la santé
oculaire.


Peut-on guérir la DMLA humide? 

Il n’existe actuellement aucun traitement curatif pour la DMLA humide.
Toutefois, il existe des traitements efficaces. Les traitements par la
chirurgie au laser, la thérapie photodynamique (TPD) et les traitements
anti-facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (anti-VEGF)
offrent aux patients plusieurs possibilités de traitement efficace.

Pourquoi est-il important de connaître les facteurs de risque de développer une DMLA?

Il existe des facteurs sur lesquels vous ne pouvez pas agir, tels que
l’âge ou l’hérédité. Mais il y a des facteurs de risque que vous pouvez
contrôler, comme le fait d’arrêter de fumer, de contrôler une tension
artérielle élevée, d’avoir une alimentation saine et de limiter
l’exposition à la lumière du soleil, en particulier les longueurs d’onde
du bleu, dont des études suggèrent qu’elles pourraient être associées à
la DMLA.

Perdrai-je complètement la vue si je suis atteint de DMLA?

Dans le cas de la dégénérescence maculaire, une cécité totale n’intervient
presque jamais. Toutefois, la DMLA peut entraîner une perte de la vue se
rapprochant de la cécité totale (20/200 dans l’œil le plus performant).

Quel est le traitement de la DMLA sèche ?

Le traitement de la DMLA sèche est axé sur la surveillance et le
ralentissement de sa progression. Votre professionnel de la vision peut
également recommander des changements diététiques ou de style de vie,
ainsi que des suppléments
vitaminiques spécifiquement
conçus pour vos yeux. On a montré que des doses quotidiennes élevées de
certains vitamines et minéraux peuvent ralentir la progression de la
dégénérescence maculaire sèche, aux stades intermédiaires et avancés, et
maintenir une vue saine.

Pourquoi les antioxydants sont importants contre la DMLA?

Les antioxydants aident à protéger nos organismes, y compris nos yeux, des
dégâts engendrés par des molécules nommées « radicaux libres ». Quand
notre organisme ne contient pas suffisamment d’antioxydants pour
contrebalancer les radicaux libres, le résultat est le « stress oxydatif
». On estime que le stress oxydatif joue un rôle majeur dans le
développement de la dégénérescence maculaire.

Comment les acides gras Oméga-3 peuvent-ils aider à limiter le risque d’avoir la DMLA?

Les acides gras oméga-3 peuvent également être importants pour la santé
oculaire. Le poisson est la première source d’oméga-3. Une étude a
montré que les gens qui mangent deux portions ou plus de poisson par
semaine, à teneur élevée en acides gras oméga-3, ont moins de chance de
contracter une DMLA humide.

La Rétinopathie Diabétique

C’est quoi une rétinopathie diabétique ?

La rétinopathie diabétique est une atteinte de la rétine survenant dans le
cadre d’un diabète sucré. C’est une complication du diabète qui existe
aussi bien les diabétiques de type 1 que les diabétiques de type 2. Il
existe deux types de rétinopathies diabétiques :

la rétinopathie non proliférative pour laquelle, l’atteinte prédomine sur
les vaisseaux normaux (micro-anévrismes, hémorragies) ;

la rétinopathie proliférative avec formation de néo-vaisseaux. Ils
colonisent alors le vitré (substance gélatineuse remplissant l’arrière
du globe oculaire) et peuvent provoquer des hémorragies intra-vitréennes
(saignement d’un vaisseau dans le vitré), un décollement de la rétine
ou encore un glaucome néo-vasculaire (l’augmentation de la pression peut
endommager la rétine).

Dans les deux types, une atteinte de la macula est grave, puisqu’elle compromet la vision centrale.

Quels sont les symptômes de la rétinopathie diabétique?

Si certains troubles de la vue peuvent indiquer la présence d’une
rétinopathie diabétique (lettres déformées à la lecture, difficultés à
passer de la lumière à l’obscurité, etc.), la maladie s’installe souvent
sans donner de signes d’alerte. On peut donc malheureusement être
atteint de rétinopathie même avec une bonne vue et en l’absence de
symptôme… D’où l’importance d’un contrôle régulier par un spécialiste
et d’un dépistage précoce pour les patients atteints de diabète. Quand
la RD est légère, l’hémorragie du corps vitré provoque la vision de
quelques tâches obscures.

Comment dépister la rétinopathie diabétique ?

Le traitement de la rétinopathie diabétique exige une collaboration
étroite entre l’ophtalmologue, le diabétologue et le médecin
généraliste. Diagnostiquée à temps (l’ophtalmologue réalise un simple
“examen de fond d’œil”, obtenu par dilatation de la pupille), la maladie
peut être traitée efficacement.

Pour confirmer le diagnostic, l’ophtalmologue procède à plusieurs examens comme la mesure de l’acuité visuelle, la tension de l’œil, voire une
angiographie rétinienne (qui informe sur la perméabilité des vaisseaux
rétiniens).


Quelle prévention et quel traitement de la rétinopathie diabétique ?

Il est possible de prévenir la rétinopathie diabétique par un contrôle
régulier (au moins une fois par an) chez un ophtalmologue, l’atteinte de
l’équilibre glycémique, une tension artérielle maîtrisée, ainsi qu’une
bonne hygiène de vie.

Lorsque des lésions diabétiques débutantes sont découvertes, elles doivent être
stabilisées. Le traitement utilisé est la photo-coagulation au laser.
Celui-ci a pour but de traiter les zones d’ischémie (pauvres en apport
d’oxygène), ce qui amène une régression des vaisseaux anormaux. Le laser
est très efficace pour freiner l’évolution de la maladie et empêcher la
cécité. Toutefois, à la suite du traitement, il arrive que certaines
personnes notent une baisse de la vision périphérique et de la vision
nocturne. Dans le cas d’une rétinopathie diabétique proliférative avec
hémorragie du vitré, une vitrectomie peut être indiquée : il s’agit
d’une intervention chirurgicale qui consiste à extraire le corps vitré.
Dans ces cas, le traitement au laser est complété après l’évacuation de
l’hémorragie du vitré.

L’Uvéite

Qu’est-ce qu’une uvéite ?

C’est une inflammation de l’uvée, portion de l’œil qui comprend l’iris, le
corps ciliaire et la choroïde. Selon les structures affectées, 3 types
d’uvéite sont décrits :

L’uvéite antérieure, lorsque les structures situées en avant de l’œil (iris)
sont touchées. L’œil est rouge et douloureux, avec une baisse de la
vision.

L’uvéite intermédiaire se porte sur les structures intermédiaires (vitré). Elle
est généralement indolore, mais s’accompagne d’une baisse de l’acuité
visuelle et de la perception de petites tâches noires.

L’uvéite postérieure intéresse les structures situées en arrière de l’œil
(choroïde, rétine). Elle s’exprime également par une baisse de l’acuité
visuelle, la sensation de voir flou, associées à la perception de tâches
plus ou moins mobiles dans le champ visuel.

Quelles sont les causes d’une uvéite ?

Elles sont nombreuses et de gravité très variée. Certaines de ces causes sont banales, d’autres exceptionnelles.

Causes locales : corps étranger, plaie oculaire, suite d’intervention
chirurgicale, tumeur oculaire, décollement rétinien ancien…;

Causes loco-régionales : infection ORL ou dentaire ;

Causes infectieuses générales : tuberculose, herpès, zona…

Causes rhumatismales : polyarthrite rhumatoïde, arthrite juvénile…

Causes générales : diabète, méningite, lymphome…

Comment une uvéite évolue-t-elle?

Lorsqu’elle
est traitée, une uvéite guérit en général bien et sans séquelles.
Toutefois, les récidives sont fréquentes et leur répétition va favoriser
l’apparition de complications, comme le développement d’une cataracte
ou d’un glaucome, un décollement de la rétine, des anomalies de la
circulation sanguine au niveau du nerf optique…
Le principal risque d’évolution d’une uvéite non traitée est donc la perte plus ou moins importante de la vision.

Quelles sont les conséquences d’une uvéite ?

L’uvéite peut varier d’une personne à l’autre. Certaines personnes,
particulièrement les enfants et les jeunes adultes, peuvent ne présenter
aucun symptôme, alors que d’autres peuvent présenter de graves
symptômes.

Un patient atteint d’uvéite peut présenter des symptômes liés à la cause
et à la durée de la maladie, à l’endroit touché par la maladie ainsi
qu’à son état de santé général.

Quel traitement à suivre ?

Le traitement va tenir compte de la cause et de la localisation de l’uvéite.
Généralement, le traitement repose sur l’utilisation de corticoïdes par
voie locale ou orale, plus rarement en injection dans l’œil ou autour de
l’œil. Des collyres dilatant la pupille y sont généralement associés
pour éviter que se forment des adhérences dans l’œil.

Pour des cas plus sévères, des traitements appelés immunosuppresseurs
peuvent s’avérer nécessaires. Leur mise en route et leur surveillance
sont plus lourdes et peuvent nécessiter une courte hospitalisation.
Si l’uvéite est la conséquence d’une maladie particulière (infection,
maladie systémique…), le traitement de cette pathologie s’impose aussi
naturellement.

Existe-t-il d’autres affections associées à l’uvéite?

Si elle n’est pas traitée, l’uvéite peut entraîner des complications, notamment les suivantes :


Glaucome


Cataractes


Lésions au nerf optique


Décollement de la rétine

Perte de vision permanente