Docteur Raiss, ophtalmologue à Casablanca +212 661-438731
Chirurgie Réfractive avec implant

Chirurgie Réfractive avec implant

Qu’est-ce qu’un implant intraoculaire ?

L’implant est une lentille destinée à être placée à l’intérieur de l’œil afin de focaliser les rayons lumineux sur la rétine et donner une vision nette. Ils sont parfaitement tolérés par l’œil et il n’y a jamais de rejet. Cette chirurgie est dite réversible puisqu’il est possible ultérieurement de retirer cette lentille. L’implant est placé en avant ou en arrière de l’iris et l’intervention peut s’accompagner ou non de l’extraction du cristallin.

Comment se déroule l’intervention ?

L’intervention est réalisable le plus souvent sous anesthésie locale simple. Les deux yeux sont opérés à quelques jours d’intervalle. Il est introduit la lentille par une petite incision de 2 à 3 mm pour les lentilles souples à six millimètres pour les lentilles dures qui sera suturée ou non. L’intervention dure environ un quart d’heure. Le patient quitte la clinique une heure après la chirurgie avec une coque de protection sur l’œil opéré.

Je suis intéressée par la pose d’un implant intraoculaire. Que dois-je faire ?

Lors d’une première consultation, on va identifier le défaut visuel. Lors d’une deuxième consultation, on vérifie les données précédentes et on réalise un certain nombre d’examens complémentaires, en vue d’analyser au mieux les yeux à opérer.

Le cout de ces examens est un prix forfaitaire préopératoire. Lors de cette même séance, il vous sera communiqué le rendez-vous opératoire, ainsi que votre lettre d’admission à la clinique pour l’intervention chirurgicale.

Que dois-je faire après la pose d’un implant intraoculaire ?

Apres l’intervention, vous vous reposez un moment puis vous rentrez chez vous le jour même. Le chirurgien vous reverra dans les 24heures pour un contrôle. Il vous prescrira alors des gouttes oculaires pour prévenir une infection et favoriser la cicatrisation.

Les contrôles postopératoires se feront le lendemain de l’opération, 10 jours après et un mois après.

Qu’est-ce qu’une implantation d’une lentille intraoculaire IOL PHAKE?

C’est une autre technique révolutionnaire, qui consiste en l’implantation dans l’œil d’une lentille artificielle, qui peut corriger des défauts très importants de myopie ou d’hypermétropie, tout en gardant le cristallin en place. Ce qui permet à la personne de moins de 45 ans de lire de près et de loin sans lunettes.

Qu’est-ce que la chirurgie du cristallin et la pose d’implants intraoculaires ?

La chirurgie des implants intraoculaires ne nécessite pas d’hospitalisation dans la plupart des cas.

Le processus complet de l’intervention est simple et ne dure que quelques heures. Votre œil est traité par un anesthésique, afin de l’insensibiliser de façon complète ou presque. Le chirurgien effectue une minuscule incision dans votre œil et y insère un instrument, dont la taille est environ celle de la pointe d’un crayon. Il extrait alors votre cristallin au moyen d’un appareil à ultrasons.

Votre cristallin est alors remplacé par un implant intraoculaire, qui assure la même fonction.

Qu’est-ce qu’un échange de cristallin clair (Prelex) ?

En cas de forte myopie et d’hypermétropie importante, il est possible de remplacer le cristallin naturel de l’homme par un cristallin artificiel, adapté à la forme, la longueur et la courbure de l’œil, de sorte que le défaut de réfraction est presque totalement corrigé. Le malade se trouve ensuite sans lunettes, ou avec une correction optique très faible.

C’est une intervention chirurgicale à risque réduit. La technique donne des résultats spectaculaires, avec l’avantage que la personne ne développe jamais de cataracte et une amélioration de la vision de loin et de près (Implant multifocal).

C’est quoi la chirurgie endoculaire par implant ?

La chirurgie endoculaire par implant se présente selon 2 techniques :

Implants de chambre antérieure :

Technique qui consiste à insérer à travers une petite ouverture cornéenne une lentille intraoculaire qu’on place dans la partie antérieure de l’œil, c’est à dire devant l’iris, corrigeant ainsi la réfraction du sujet.

Cette technique a l’avantage d’être réversible et de garder le pouvoir d’accommodation du patient.

Implants de chambre postérieure :

Technique qui consiste à insérer à travers une petite ouverture cornéenne une lentille intraoculaire qu’on place dans la partie postérieure de l’œil, c’est à dire derrière l’iris, corrigeant ainsi la réfraction du sujet.

L’avantage de cette technique est que cette lentille prend la place du cristallin naturel dans son sac capsulaire. Donc, elle est plus physiologique et le patient ne fera jamais de cataracte plus tard, vu qu’il n’a plus de cristallin.

C’est quoi la chirurgie combinée ou Bioptic?

Cette technique consiste à associer les différentes techniques de chirurgie réfractive de surface et endoculaire, assurant ainsi le meilleur résultat visuel pour un certain nombre de patients.

C’est quoi l’implant intraoculaire ACRYSOF RESTOR ?

Avant la commercialisation récente de l’implant ACRYSOF RESTOR, la principale option était un implant Monofocal. Ce type d’implant restitue uniquement la vision de loin, tandis qu’ACRYSOF RESTOR, confère une gamme étendue de distances de vision allant de la vision de près à la vision de loin

ACRYSOF RESTOR est une avancée majeure dans la technologie des implants, offrant une gamme étendue de distances de vision et permet de mener de nombreuses activités de la vie quotidienne, sans avoir recours aux lunettes dans la majorité des cas.

Pour sa conception originale, ACRYSOF RESTOR permet de voir aussi bien de près, pour la lecture par exemple, que de loin pour conduire.

Une étude clinique menée aux Etats-Unis a montré que près de 80% des personnes ayant reçu l’implant ACRYSOF RESTOR dans les deux yeux pouvaient effectuer des tâches quotidiennes sans lunettes, contre 7% de celles ayant reçu un autre implant ACRYSOF Monofocal.

ACRYSOF représente la famille d’implants la plus utilisée dans le monde entier, Son succès s’explique en grande partie par ses résultats cliniques démontrés sur le long terme.

De plus ces implants biocompatibles se composent d’un matériau breveté, spécifiquement conçu pour l’œil. Au Etats unis et dans le monde entier, les chirurgiens ont implanté plus de 20 millions d’implants ACRYSOF RESTOR, ce qui a permis de restituer à la plupart des personnes la possibilité de voir sans lunettes. C’est manifestement un progrès remarquable.

C’est quoi les implants intraoculaires trifocaux ?

Les implants (lentilles) intraoculaires trifocaux (IOL trifocal) sont dotés de plusieurs focales (zones de visions) sur leur surface. Ils sont géométriquement conçus pour diffracter la lumière et permettre une correction simultanée de la vision de loin, intermédiaire et de près.

D’où la possibilité de se débarrasser du port de lunettes pour l’exercice de divers activités : lire, conduire, travailler devant un ordinateur…

Ce type d’implant permet de traiter efficacement et définitivement la presbytie, en remplaçant le cristallin usé par l’âge par une lentille intraoculaire trifocale.

Comment se déroule la pose d’implants trifocaux pour soigner une presbytie?

La pose d’implants trifocaux est une méthode relativement récente, visant à corriger la presbytie et les troubles de la vision. Bien que très rigides à leurs débuts, ces produits sont désormais extrêmement souples, pliables et peuvent être implantés dans l’œil, en pratiquant une minuscule incision. Cette intervention d’une dizaine de minutes par œil peut être réalisée pour les deux yeux en seulement quelques jours d’intervalle. L’application d’un anesthésiant local la rend en outre complètement indolore.

Au cours de l’intervention, la lentille trifocale est placée dans le sac capsulaire, directement derrière la pupille. Elle est maintenue en place à l’aide d’un élément de fixation haptique.

Grâce aux avancées des nouvelles technologies, la structuration est optimisée et l’acuité visuelle se régénère, quelle que soit la distance.

Quels sont les avantages et les inconvénients des implants trifocaux ?

La nouvelle génération d’implants trifocaux est très bien tolérée et ne génère pas de douleurs, ni d’inconfort lié a la sensation d’un corps étranger dans l’œil. Ces implants sont également proposés chez les patients qui souffrent de cataracte et qui ne désirent plus être dépendants de leurs lunettes après l’opération.

Les effets de l’opération durent toute la vie et les éventuels besoins de suivi sont désormais nuls, dans la mesure où les valeurs de réfraction restent généralement stables. Grâce à cette opération, les patients peuvent vivre normalement au quotidien, voir même pratiquer des activités sportives.

Concernant les inconvénients de cette technique, les patients qui souffrent de certaines modifications pathologiques de l’œil ne peuvent pas bénéficier de ce type de chirurgie.

Y a t il des conditions particulières au choix d’implants multifocaux (âge, défaut visuel de départ, état de l’œil …)?

Les implants multifocaux sont conçus pour réduire ou supprimer le port de verres de lunettes, après chirurgie de la cataracte. Les principes généraux sur lesquels repose leur mode d’action consistent à partager la lumière en deux foyers (vision de loin et de près), voire trois foyers (vision de loin, intermédiaire et de près). Ainsi, la pose d’implants multifocaux ne peut s’envisager que dans des yeux indemnes de pathologies associées (sauf la cataracte bien sûr). Citons parmi les causes d’exclusion : le glaucome, la DMLA, les maladies de la rétine, les maladies de la cornée, les maladies du nerf optique, etc. Enfin l’astigmatisme cornéen doit faire l’objet d’une correction spécifique additionnelle ou intégrée (il existe des implants à la fois multifocaux et toriques corrigeant l’astigmatisme). La sécheresse oculaire doit également être traitée, car la présence d’une kératite sèche peut aboutir à une réduction de la qualité optique globale de l’œil.

Est-il possible de retirer un implant multifocal après quelques mois, si des problèmes d’infections incontrôlables subvenaient ?

Quel que soit le type d’implant de cristallin artificiel posé, il est toujours possible d’en pratiquer l’ablation, même si ce geste n’est pas toujours aisé après plusieurs mois et oblige à “retourner” dans l’œil. Il est préférable de s’assurer que cet implant joue un rôle dans le processus infectieux ou inflammatoire. Un processus infectieux est provoqué par des agents microbiens, pas un implant…

Que faire après l’opération d’implant intraoculaire ? 

Mettre les gouttes dans l’œil qui a été opéré dès le retour à domicile. Ces gouttes vous seront prescrites à la clinique.

Vous pouvez reprendre toutes vos activités physiques, intellectuels ou de loisirs, dès votre retour à la maison (y compris se pencher, lire, regarder la TV, aller chez le coiffeur ETC)

Il faudra attendre au minimum 24h, avant de pouvoir conduire à nouveau un véhicule. La prudence reste cependant recommandée tant que les nouvelles lunettes n’ont pas été prescrites.

Il faut éviter de frotter l’œil opéré. En cas de larmoiement, vous devez utiliser chaque fois un nouveau mouchoir en papier (pas de mouchoir en tissu) ou une nouvelle compresse stérile.

Il est donc normal, après l’opération, de :

Voir rose ou flou pendant 1 à 2 jours (l’œil a été ébloui par la lumière du microscope lors de l’opération) ;

Avoir une sensation de grain de sable, qui correspond a la cicatrisation de l’œil ;

Voire de près ou de loin encore floue, tant que le verre de lunette n’a pas été changé. Il sera changé, si nécessaire, 2 à 3 semaines après l’opération.

Par contre, il est anormal qu’après l’opération :

La vue baisse de plus en plus après l’intervention ;

L’œil est de plus rouge et douloureux.

FAQ Chirurgie réfractive LASER

Quelles sont les anomalies de la réfraction ?Les anomalies réfractives de l’œil les plus fréquentes sont :La Myopie : Dans un œil myope, les rayons lumineux sont focalisés devant la rétine où ils forment une image floue. Sans appareil correcteur, l’œil myope voit mieux de près qu’à distance,L’Hypermétropie : L’œil atteint d’hypermétropie focalise les rayons lumineux derrière la rétine. L’œil hypermétrope, toujours sans appareil correcteur, voit donc mieux de loin que de près. L’hypermétropie peut progresser avec l’âge.L’astigmatisme : La cornée d’un œil astigmate présente une courbure irrégulière. Les rayons lumineux sont réfractés de façon asymétrique, ce qui empêche la formation d’une image nette sur la rétine.L’astigmatisme seul, ou allant de pair avec l’hypermétropie ou la myopie, est en général héréditaire et n’évolue que très peu tout au long de la vie. Les cas d’astigmatisme léger sont assez fréquents et ne nécessitent aucune intervention.Un œil normal présente une courbure de la cornée ayant la forme ronde d’un ballon de foot. Dans l’œil astigmate, la cornée à la forme ovale d’un ballon de rugby.La presbytie : Ou diminution de la faculté de focalisation du cristallin, qui rend la lecture plus difficile, est un phénomène accompagnant le processus de vieillissement, qui se manifeste généralement à partir de 45 ans. Quelles sont les techniques de la chirurgie réfractive au Laser ?En chirurgie réfractive, les techniques de chirurgie au laser sont :Le laser Excimer : Capable de libérer des photons hautement énergétiques, le laser Excimer vaporise les molécules carbonées constituant la cornée et sculpte cette dernière, en fonction des dioptries à corriger.Le lasik : Variante de l’Excimer, l’intervention se déroule en deux temps. D’abord un fin volet cornéen est réalisé de façon précise et ultrarapide au laser femto seconde. Celui-ci est ensuite soulevé comme un couvercle, le lasik creuse directement dans le stroma cornéen.Le Relex Smile : La révolution RELEX Smile est une correction de votre défaut visuel, réalisée intégralement au laser Femto seconde. En 40 secondes, le laser vous libère de vos lunettes ou vos lentilles, sans douleur, ni stress. Pourquoi se faire opérer?La chirurgie réfractive est synonyme d’une liberté nouvelle, car elle offre la possibilité de changer le regard des autres, de se libérer des tracas quotidiens liés au port de lunettes ou de lentilles de contact, de pratiquer des sports en toute liberté, de s’adonner à ses loisirs et à son travail sans avoir à se soucier de sa vue…, de se sentir tout simplement mieux dans sa peau. Suis-je un bon candidat pour être opéré ?Pour savoir si vous êtes un bon candidat pour la chirurgie, vous devez passer un examen préopératoire. Cet examen permettra d’évaluer l’état de vos yeux et l’importance de votre défaut visuel. Il est primordial de s’assurer que vos yeux sont en parfaite santé, afin que les résultats de la chirurgie soient les meilleurs. C’est lors de cet examen que le chirurgien peut déterminer quelle technique vous conviendra le mieux. Si vous portez des  
  verres de contact souples, vous devrez les enlever quelques jours avant la journée de l’examen. Si vous portez des verres de contact rigides ou semi-rigides, vous devrez les enlever au moins une semaine avant la journée de l’examen. Ce retrait est nécessaire, car les verres de contact peuvent causer une modification de la forme naturelle de la cornée. Peut-on opérer les deux yeux en même temps?Aujourd’hui, on opère les deux yeux simultanément, quelque soit la technique utilisée. Par contre, l’extraction claire du cristallin et la cataracte sont des opérations qui ne se font jamais simultanément, on opère un œil à la fois. La pose d’implants réfractifs obéit aux mêmes impératifs. Peut-on opérer tous les défauts visuels ?La chirurgie réfractive permet de corriger la myopie (de – 1 à 12 dioptries), l’hypermétropie (de +1 à +6 dioptries), l’astigmatisme (de -6 à +6 dioptries) et la presbytie (à partir de 40/45 ans, dès les premiers signes). Il faut cependant ne présenter aucune contre-indication lors des examens préopératoires.
   

Peut-on opérer plusieurs défauts visuels en même temps ?

Un défaut visuel est fréquemment associé à un autre (ex : myopie et astigmatisme ou hypermétropie et astigmatisme ou encore hypermétropie et presbytie…). Les différentes techniques de corrections au Laser permettent de corriger simultanément plusieurs défauts visuels. Il faut simplement ne présenter aucune contre-indication lors des tests de faisabilité.

Quels sont les effets secondaires indésirables ?

Le plus souvent, il s’agit d’une gêne à la lumière (photosensibilité). La vision nocturne est partiellement perturbée par la perception de halos autour des lumières artificielles. Le traitement postopératoire (collyres) permet de faire disparaître rapidement ces effets secondaires.

Y a t-il des risques importants de complications sévères?

La plupart des essais cliniques et des études portant sur plusieurs centaines de cas ont démontré que le LASIK, la PKR et le Smile présentent un risque minimal de complication, quand leur indication est bien posée. Le taux de complication global avec ces techniques est une fraction de 1 %. Même si une complication survient, il est rare qu’elle retentisse significativement sur la vision, si elle est prise en charge sans délai par une équipe compétente.

Les résultats sont-ils permanents et définitifs après chirurgie par Laser ?

Les effets de la chirurgie réfractive sont permanents et ne se dissipent pas avec le temps. Il importe toutefois de se rappeler que certaines caractéristiques oculaires d’une personne peuvent toujours changer avec le temps. Aussi, de nombreux chirurgiens recommandent de procéder à l’intervention, après que l’œil ait acquis une forme stable.

Combien de temps faut-t-il avant de bien voir et que la vision soit optimale après la chirurgie réfractive ?

Le procédé de LASIK se caractérise par une récupération rapide de la vision. La plupart des patients obtiennent une bonne vision le jour même de l’intervention, et leurs yeux reviennent pratiquement à la normale après une nuit de sommeil. En laser de surface, quelques jours sont nécessaires pour chaque œil. Cependant, la vision peut continuer à s’améliorer pendant 2 ou 3 mois, particulièrement si la correction est prononcée ou chez les hypermétropes opérés. Le patient ayant bénéficié du LASIK hypermétropique doit souvent attendre quelques semaines avant de voir clairement de loin, car la vision de près s’améliore en premier.

Combien de temps l’arrêt des activités professionnelles est-t-il nécessaire après l’intervention ?

Cela dépend de la nature de l’activité professionnelle. Certaines tâches qui nécessitent une vision très nette (travail sur micro instruments, conduite…) peuvent être difficiles à exécuter pendant 1 ou 2 jours. La plupart des patients peuvent reprendre le travail le lendemain après LASIK, si leur vision est suffisante pour occuper leurs fonctions. En laser de surface, il faut attendre la disparition de l’inconfort visuel, ce qui prend entre 24 et 72 heures.

Quand la chirurgie au laser n’est pas indiquée, quelles sont les autres techniques chirurgicales susceptibles de corriger les défauts de vision ?

L’insertion d’un implant intraoculaire dans l’œil permet le plus souvent de corriger les erreurs réfractives qui dépassent les indications du LASIK de la PKR ou du Smile. Ces implants sont conçus pour corriger de fortes myopies ou hypermétropies. Ils sont placés en avant ou en arrière de l’iris de l’œil. Ils sont conçus pour une tolérance maximale mais nécessitent des contrôles annuels, afin de vérifier l’absence de tension oculaire et d’œdème de cornée.

Quand dois-je commencer le traitement après l’intervention ?

Le jour même, il est conseillé d’instiller les collyres prescrits, en commençant au moins une heure après la chirurgie. Les différentes gouttes peuvent être instillées à 5 minutes d’intervalle, ou réparties à intervalles réguliers.  Il ne faut pas se frotter les yeux. Si une irritation ou gêne est ressentie (ceci est très fréquent au cours des heures qui suivent la chirurgie), il convient de rincer ou hydrater les yeux avec le sérum physiologique.

Pourrai-je aller au soleil après l’intervention ?

Il est possible de fréquenter des endroits ensoleillés au décours de la chirurgie, mais le port de bons verres filtrants les UV est fortement recommandé.

Quand pourrai-je me baigner après l’intervention ?

Il est possible de nager ou se baigner environ 10 à 15 jours après l’intervention. Le port de lunettes de natation est vivement recommandé pour les séances de nage sportive en piscine ou en mer.

Quand pourrai-je me laver les cheveux ?

Se laver les cheveux est possible dès le lendemain ou surlendemain de l’intervention. Il suffit de fermer les yeux et de les rincer au sérum physiologique après la douche.

Quand pourrai-je refaire du sport ?

En dehors de la natation, la reprise d’une activité de type fitness ou jogging peut être envisagée une semaine après l’opération. Les sports qui exposent à la projection de poussières ou souillures oculaires, ou à des traumatismes oculaires sont toutefois déconseillés. Le port des verres filtrant les UV est obligatoire pour le ski alpin, le ski nautique et les activités en milieu très ensoleillé ou réfléchissant.

La chirurgie réfractive accroît-elle le risque d’être presbyte plus vite ?

C’est faux, car la presbytie est liée à la perte de la souplesse du cristallin (réduction de la fonction accommodative), alors que la chirurgie réfractive au laser s’exerce sur la cornée.

Après un certain âge, peut-on être opéré ?

En fait, il n’y a pas de limite d’âge pour la chirurgie réfractive, mais les indications sont fonction de critères, dont l’âge du patient.

Peut-on être opéré une 2ème fois ?

La chirurgie peut être répétée, même longtemps après la réalisation du geste initial.

Peut-on être opéré la myopie forte au laser ?

Oui, le laser permet de corriger des myopies fortes (jusqu’à 10 Dioptries environ), à condition que les critères d’épaisseur et de régularité de la cornée soient satisfaits. De même pour l’astigmatisme et l’hypermétropie.

La chirurgie réfractive rend-t-elle la chirurgie de la cataracte plus compliquée ?

La chirurgie réfractive n’induit aucune modification de la technique moderne de chirurgie de la cataracte. Simplement, il faut utiliser certaines précautions pour le calcul de la puissance de l’implant de cristallin artificiel, qui est posé au cours de la chirurgie de la cataracte.

Le traitement de la presbytie au laser est-il efficace ?

On ne corrige pas la presbytie, on la compense. La presbytie est un phénomène naturel lié au vieillissement interne de notre œil. La presbytie apparaît généralement vers 40/45 ans et finit d’évoluer vers 60/65 ans. Entre temps, notre cristallin vieillissant n’accommode plus suffisamment, ce qui nous contraint progressivement au port de lunettes pour la lecture. La compensation chirurgicale de la presbytie au laser est un compromis entre la vision de loin et la vision de près. Cette technique opératoire vous permet de vivre sans lunettes ni lentilles de contact dans l’immense majorité des activités quotidiennes.

C’est quoi la technique Relex Smile ?

Développée par les laboratoires allemands Zeiss, la technique SMILE (Small Incision Lenticular Extraction/ Extraction d’un lenticule par une petite incision), est la dernière innovation en matière de chirurgie réfractive au laser, après la PKR et le lasik.

Cette technique présente l’avantage d’utiliser le laser femtoseconde Visumax de la société Carl Zeiss Meditec, un système laser révolutionnaire qui produit des impulsions ultra-courtes, dont la durée est de quelques Femtoseconde. Cette technique procure au traitement une grande douceur, une forte précision et une fiabilité accrue.

La technique RELEX-SMILE est indiquée pour la correction des myopies allant de -1 a -9 dioptries et des astigmatismes inferieurs à 2 dioptries.

Comment se déroule l’intervention au Relex Smile ?

Le laser femto-seconde Visumax réalise une petite incision de 3 à 4 mm, visant le lenticule biconvexe correspondant au défaut visuel. Ensuite, le chirurgien soustrait le lenticule découpé à travers la petite incision, à l’aide d’une pince.

Contrairement à la PKR et au Lasik, cette technique s’effectue sans soulèvement du capot cornéen.

L’intervention est complètement indolore, ne dure que 40 secondes et permet une cicatrisation immédiate et une excellente récupération visuelle.

Quels sont les avantages du Relex Smile ?

Cette technique, tout en douceur :

Assure une grande fiabilité et précision au niveau de la correction du défaut visuel, en préservant la structure et la sensibilité de la cornée ;

Favorise la stabilité de la cornée ;

Empêche les infections opératoires liées à l’ouverture de la cornée ;

Réduit les complications postopératoires : déplacement ou pli du volet cornéen ;

Minimise les risques de sècheresse oculaire.

Que faire après l’opération au Relex Smile?

Mettre les gouttes dans l’œil qui a été opéré dès le retour à domicile. Ces gouttes vous seront données à la clinique et l’infirmière inscrira la posologie sur les flacons.

La vision s’améliore extrêmement vite. Normalement, cela se produit au bout d’une douzaine  

d’heures. Néanmoins, il faudra attendre 24 a 48 heures pour reprendre le travail ou conduire un véhicule.

En cas de larmoiement, vous devez utiliser chaque fois un nouveau mouchoir en papier ou une nouvelle compresse stérile.

C’est quoi la technique du laser PKR ?

La PKR ou la Kératectomie Photo-Réfractive est l’une des plus anciennes techniques opératoires de la chirurgie réfractive. Cette technique permet de corriger le défaut visuel en utilisant le laser Excimer sur la surface de la cornée.

L’intervention dure environ 5 minutes par œil sous anesthésie locale et se termine par la pose d’une lentille pansement. La récupération visuelle nécessite 3 à 6 jours. Les suites opératoires peuvent manifester quelques douleurs ou irritations, à cause de la régénération de l’épithélium retire.

Pour quelles anomalies est indiqué le Laser PKR ?

Cette technique est indiquée pour la correction des faibles myopies et des faibles astigmatismes, dans le cas d’une cornée fine.

Comment se déroule l’intervention au laser PKR ?

La 1ère étape consiste à retirer l’épithélium (tissu cornéen constitue de plusieurs couches de cellules couvrant la cornée) au laser ou, par grattage mécanique par une spatule.

La seconde étape consiste en l’application du laser PKR, qui permet de détruire les couches superficielles de la cornée et de diminuer son épaisseur.

L’effet du laser permet un remodelage de la surface de la cornée et un ajustement de sa courbure.

La 3ème et dernière étape de l’intervention se termine par la pose d’une lentille pansement.

Quels sont les avantages et les inconvénients du Laser PKR ? 

L’intervention au laser PKR est rapide, simple, efficace et moins chère.

Les inconvénients de cette technique consistent en :

des douleurs et un inconfort postopératoire;

une récupération visuelle après 5 jours ;

possibilité de Haze (problème de cicatrisation cornéenne) ;

non efficace pour les hypermétropes.

Que faire après l’opération au Laser PKR?

Mettre les gouttes dans l’œil qui a été opéré dès le retour à domicile. Ces gouttes vous seront données à la clinique et l’infermière inscrira la posologie sur les flacons.

La vision s’améliore au bout de 48h, Néanmoins, il faudrait attendre 5 jours pour reprendre le travail ou conduire un véhicule.

En cas de larmoiement, vous devez utiliser chaque fois un nouveau mouchoir en papier ou une nouvelle compresse stérile.

Que faut-il éviter après l’opération au Laser PKR?

Comme pout toute opération au Laser, il faut :

Eviter de s’exposer aux rayons UV et au soleil ;

Eviter de frotter l’œil opère pendant 15 jours.

Eviter les sprays (les déodorants notamment) ;

Eviter un jet malencontreux, qui peut générer une irritation.

Qu’est ce qui est normal après une opération au Laser PKR ?

Sensibilité a la lumière, halos nocturne, éblouissement, mauvaise adaptation à la pénombre,  

sont autant d’effets secondaires qui diminuent avec le temps au fur et à mesure que la cicatrisation est effective.

Comment se déroule l’intervention par lasik ?

Cette technique comprend 3 étapes successives :

La réalisation d’une fine lamelle de cornée à l’aide d’une technologie extrêmement innovante et ultrarapide : le laser femtoseconde. Cette lamelle est soulevée comme un capot permettant l’exposition des couches profondes de la cornée ou stroma cornéen.

Le traitement au laser Excimer est alors effectué de façon conventionnelle au niveau du stroma, en fonction du degré de myopie à corriger.

La lamelle est ensuite repositionnée sans suture au-dessus de la zone traitée et adopte la nouvelle forme de la cornée. Elle adhère rapidement au plan par un phénomène de cicatrisation.

L’intervention, quasiment indolore, ne dépasse pas 6 a 7 minutes par œil.

Que faire avant l’intervention au Laser Lasik?

Cette chirurgie de précision ne peut être réalisée qu’après avoir pris des mesures extrêmement rigoureuses :

Il faut déposer au préalable les lentilles de contact avant de démarrer les examens préopératoires : 3 à 5 jours pour les lentilles souples et 3 semaines pour les lentilles rigides ou semi-rigides ;

Les femmes ne doivent pas se maquiller les yeux la veille de l’intervention ;

Si vous constatez une rougeur anormale des yeux ou une modification de votre état de sante dans les jours qui précèdent l’intervention, veuillez en avertir votre ophtalmologue ou votre médecin traitant.

Questions fréquentes sur la Cataracte

Questions fréquentes sur la Cataracte

Qu’est-ce que l’opération de la cataracte ?

Le cristallin est une lentille transparente naturelle, qui se situe
derrière la pupille. Avec l’âge ou à cause de certaines maladies, cette lentille perd peu à peu sa transparence et la vue de vient brouillée.

La solution : L’opération de la cataracte consiste à enlever le cristallin opaque et à le remplacer par un cristallin synthétique transparent nommé lentille intraoculaire.

La technique la plus récente est la phacoémulcification. Cette intervention se réalise le plus souvent sous anesthésie locale par gouttes uniquement (Anesthésie topique).

La lentille intraoculaire qui remplace le cristallin, viendra corriger votre défaut de vision, vous permettra ainsi de voir sans lunettes.

Enfin, ces dernières années, l’évolution technologique des implants nous a permis de proposer à nos patients des implants sophistiqués dits  « Premium ».

Je suis intéressé par une chirurgie de la cataracte. Que dois-je faire ?

Lors d’une première consultation, on va identifier le défaut visuel et
apprécier les chances de succès de la chirurgie, en réalisant des
examens ophtalmologiques.

Lors d’une deuxième consultation, on vérifie les données précédentes et on
réalise un certain nombre d’examens complémentaires, pour analyser au
mieux les yeux à opérer.

Le coût de ces examens est un prix forfaitaire préopératoire. Lors de
cette même séance, il vous sera communiqué le RDV opératoire, ainsi que
votre lettre d’admission à la clinique pour l’intervention chirurgicale.

Quel sont les examens préopératoires à réaliser avant une opération de la cataracte?

Une cataracte ne peut-elle pas cacher une autre pathologie?

Une fois l’indication opératoire posée, il faut réaliser une biométrie pour calculer la puissance optique de l’implant, qui sera posé après extraction du cristallin. La biométrie consiste en la mesure de la
longueur de l’œil, de la puissance optique de la cornée et, parfois, d’autres paramètres selon les formules biométriques utilisées. Un bilan anesthésique doit également être effectué.
Une cataracte peut cacher une autre pathologie au sens propre quand elle
est très évoluée et gêne l’examen de la rétine (fond d’œil). La cataracte peut être accompagnée d’autres pathologies oculaires, comme la DMLA, le glaucome, etc. Un des objectifs de la consultation
ophtalmologique préopératoire est de rechercher d’éventuelles pathologies associées.

Que faire avant l’opération de la cataracte ?

Sauf avis contraire, tous les médicaments doivent être pris comme d’habitude, y compris le matin même de l’opération.

Pour les femmes, il faut éviter de se maquiller les yeux le matin de l’opération.

Si vous constatez une rougeur anormale des yeux ou une modification de votre état de santé dans les jours qui précèdent l’intervention, il faut avertir votre ophtalmologue ou votre médecin traitant.

Il est conseillé, par ailleurs, de se faire accompagner par une personne de votre entourage le jour de l’opération, en vue de conduire votre véhicule au retour (sinon, vous pouvez prendre un taxi).

L’opération de la cataracte est-elle douloureuse?

Non, car elle est effectuée sous anesthésie locale par collyre (anesthésie topique), parfois complétée par une injection dans la paupière inférieure (anesthésie péri bulbaire). En dehors de cas très particuliers (enfants…) on ne pratique plus d’anesthésie générale pour la chirurgie de la cataracte. Les patients particulièrement anxieux ou
pusillanimes bénéficient parfois de l’administration d’une prémédication, par injection intraveineuse d’un produit “relaxant”.

Cette intervention présente-telle des risques ?

Bien qu’elle soit parfaitement standardisée et suivie d’excellents résultats, l’opération de la cataracte n’échappe pas à la règle générale selon laquelle il n’existe pas de chirurgie sans risque. Il n’est donc pas possible à votre ophtalmologiste de garantir formellement le succès de l’intervention. Les complications sévères de l’opération de la cataracte sont cependant très rares.

Comment se déroule l’opération ?

L’opération se déroule généralement sous anesthésie locale. Vous êtes allongé(e), et le chirurgien pratique, sous microscope, une minuscule incision (environ 3 mm ou moins) pour laisser passer une sonde à
ultrasons. Cette sonde fragmente le centre (noyau) du cristallin. Il reste alors à l’aspirer. En règle générale, l’enveloppe du cristallin (ou capsule) est conservée, et on y insère l’implant.

Dois-je prendre des précautions particulières après l’opération ?

Une ordonnance vous sera remise à votre sortie, expliquant les
précautions et le traitement médicamenteux à suivre (gouttes oculaires,
port d’une protection oculaire la nuit). Vous devrez être examiné(e) le
lendemain de l’intervention, et cinq à huit jours après.
L’œil opéré est indolore, et la vision s’améliore rapidement. Toutefois,
le temps de récupérer une vision suffisante, la conduite automobile et
l’utilisation de machines ou d’instruments dangereux sont déconseillées.
Attention aux infections. Protégez votre œil. Attendez au moins 48 h
avant de vous faire un shampooing et renoncez au maquillage les trois
jours suivant l’opération.
Pendant quelques jours, évitez de trop solliciter votre vision et de fatiguer vos yeux.
La chirurgie de la cataracte concerne plus des dizaines de milliers de
personnes chaque année. Les complications postopératoires sont rares.
Attention, après l’intervention, toute baisse subite de la vue, douleur
ou rougeur de l’œil doit vous amener à consulter votre chirurgien très
rapidement.

Après une chirurgie de la cataracte, est-ce normal d’avoir la vue voilée en se réveillant le matin pendant plusieurs jours?

Ces
symptômes pourraient s’expliquer par un œdème de la cornée, qui est
fréquent au décours de la chirurgie de la cataracte (certains yeux
présentent une “fragilité” endothéliale, c’est à dire qu’ils sont plus
susceptibles de faire un œdème que l’autre). Au réveil, du fait de
l’occlusion des paupières, l’œdème tend à se majorer. Dans la plupart
des cas, l’œdème se résorbe. Dans le cas contraire, les symptômes
persistent et on parle alors de décompensation endothéliale.

Est- ce que la cataracte peut conduire à la cécité et dans quelles conditions ?

La chirurgie de la cataracte peut faire l’objet de complications,
extrêmement rares, mais qui peuvent conduire à la perte de la vision. La
survenue d’une infection (endophtalmie) est une complication rare (2
cas pour 1000), mais qui expose à la possibilité d’une perte de la
vision si elle n’est pas jugulée. Le pronostic de cette complication
dépend de la précocité de la mise en route du traitement et du germe en
cause. Il faut y être particulièrement attentif dans les premiers jours
qui suivent la chirurgie. Les complications préopératoires ou
postopératoires non infectieuses peuvent entraîner une réduction
temporaire ou définitive de la vision, mais pas sa disparition.

Doit-on porter des verres correcteurs après la chirurgie de la cataracte?

Oui le plus souvent, pour la correction de la vision de près (lecture des
petits caractères) si l’implant posé permet de voir net en vision de
loin. Certains patients vivent sans lunettes après la chirurgie de la
cataracte, soit parce que leur exigence visuelle ou fonctionnelle est

faible,
soit parce qu’ils sont équipés d’implants multifocaux, ou qu’un œil est
corrigé pour la vision de loin, l’autre pour la vision de près
(monovision).

Quel délai doit-on observer entre la chirurgie des deux yeux?

En cas de cataracte bilatérale, l’intervention n’est jamais bilatérale, sauf cas très exceptionnels.

En effet, la complication la plus redoutée en chirurgie de la cataracte
est l’infection, dont la fréquence est cependant devenue extrêmement
rare, grâce aux précautions prises lors de l’intervention (antisepsie,
asepsie, utilisation de matériel stérile, antibioprophylaxie éventuelle,
etc…). Malgré ces précautions, la probabilité d’une infection
postopératoire immédiate n’est pas nulle, mais comprise entre 2 à 3 cas
pour 1000. La survenue d’une infection (endophtalmie) intervient en
général dans les 4 à 5 premiers jours qui suivent l’intervention. Au
delà, le risque devient extrêmement faible. De ce fait, il est légitime
d’attendre au moins une semaine entre les interventions de chacun des
yeux.

Peut-on corriger une forte myopie pendant l’intervention de la cataracte ?

Oui, il faut utiliser une puissance d’implant de cristallin artificiel
(implant pseudophake) destinée à apporter cette correction de la myopie.
Le calcul de la puissance de l’implant (calcul biométrique) est
effectué en fonction de la longueur axiale (longueur de l’œil, qui est
supérieure à la moyenne en cas de myopie) et de la puissance optique de
la cornée (kératométrie). Les implants destinés à la correction de la
myopie ont une puissance optique inférieure, pour compenser
l’augmentation de la longueur axiale du myope.

Peut-t-on corriger un astigmatisme pendant l’opération de la cataracte ?

Si pour des raisons de confort, d’esthétique ou de liberté, vous souhaitez
ne plus porter de lunettes pour la vision de loin, les dernières
avancées technologiques permettent maintenant de corriger l’astigmatisme
pendant l’opération de la cataracte, grâce à des implants
intraoculaires torique dans lesquels une correction de l’astigmatisme à
été intègre.

Ce cristallin artificiel est place dans l’axe de l’astigmatisme et vient
compenser l’astigmatisme présent dans l’œil. L’intervention, quant à
elle, se déroule d’une manière similaire à celle d’une chirurgie de la
cataracte avec un implant conventionnel.

Autres maladies oculaires

Questions/Réponses

Glaucome

Qu’est-ce le Glaucome ?

Il existe plusieurs types de glaucome dont le point commun est une
destruction progressive des fibres du nerf optique. Cette destruction,
très longtemps insidieuse et asymptomatique, aboutit à une perte
progressive de la vision, d’abord périphérique puis centrale.
Le principal facteur de risque est une augmentation de la pression
intraoculaire, mais il existe également des formes de glaucome à
pression oculaire normale.
Il existe deux mécanismes principaux de glaucome, à angle irido-cornéen
ouvert (de loin le plus fréquent) ou à angle irido-cornéen fermé (ou
étroit). Ces deux familles de glaucome ont des traitements différents.

On me propose un dépistage du glaucome, comment cela va-t-il se passer ?

Réalisé par l’ophtalmologiste, ce dépistage associe plusieurs examens.
Il consiste d’abord à mesurer votre pression oculaire et à examiner
votre nerf optique. L’objectif étant de diagnostiquer la maladie.
En cas de doute, votre champ visuel est ensuite évalué et votre angle
irido-cornéen examiné, afin d’en savoir plus sur la nature d’un éventuel
glaucome et son stade d’avancement.

A quel âge peut-on souffrir d’un glaucome ?

Le glaucome peut survenir à tout âge, mais il s’agit le plus souvent d’une
maladie de la deuxième partie de la vie. Il existe des formes
congénitales, parfois manifestes dès la naissance. On retrouve souvent
un caractère familial et héréditaire : il existe des gènes du glaucome.
La connaissance de cas familiaux est donc un facteur de risque
particulier, qui justifie un dépistage et une surveillance régulière.

Comment traite-t-on un glaucome ?

Si certaines formes de glaucome (glaucome congénital, glaucome par
fermeture de l’angle) sont le plus souvent traitées chirurgicalement
d’emblée, le glaucome chronique à angle ouvert de l’adulte est le plus
souvent traité par différents traitements médicaux (collyres). Ces
traitements peuvent être utilisés en association, afin de cumuler leurs
effets bénéfiques sur la tension oculaire et sur la préservation de la
fonction visuelle.
S’ils s’avèrent insuffisants, ou s’ils sont mal tolérés par le patient,
on envisagera un traitement chirurgical, dont le laser peut être une
première étape.

Quelles précautions à prendre après l’intervention ?

Une diminution partielle et transitoire de la vision peut être observée
pendant quelques jours. Une sensation de corps étranger, liée à la
présence de sutures superficielles résorbables, est fréquente, plus
gênante que douloureuse. La reprise d’une vie normale peut être
envisagée dès le lendemain ou le surlendemain de l’intervention. Un
traitement local par collyres sera poursuivi pendant au moins un mois.
Tout choc sur l’œil, tout frottement appuyé doit évidemment être évité
pendant la période postopératoire.

Existe-t-il des effets secondaires ou des complications ?

Comme après toute intervention intraoculaire, certaines complications peuvent survenir, même si elles sont peu fréquentes. La présence d’une légère
hémorragie de l’œil opéré, la dilatation
de la pupille par les collyres prescrits pendant les premiers jours, les variations visuelles sont le plus souvent sans  conséquence ; tout rentre dans l’ordre en quelques jours. Mais l’existence de douleurs fortes, non calmées par les antalgiques habituels, doit motiver un appel immédiat à la clinique, particulièrement si elles s’accompagnent d’une baisse de la vision.

Quels sont les contrôles postopératoires ?

Les contrôles postopératoires se font habituellement à 8-10 jours, un mois,
trois mois et six mois, puis ils deviennent plus espacés. Ils sont destinés à vérifier la bonne cicatrisation, l’acuité visuelle, la
tension oculaire et l’ensemble des paramètres de la fonction visuelle.
Ces visites permettent de constater la normalisation de la tension et la
stabilité de la vision. En cas d’élévation secondaire de la tension, un
traitement approprié sera entrepris.

Kératocône

Qu’est-ce qu’un kératocône ?

Il s’agit d’une maladie qui touche la cornée. Cette dernière se
déforme lentement et passe d’une forme pratiquement sphérique à une
forme (protubérance) conique, ce qui perturbe la vision.

A quoi est due cette maladie ?

Cette maladie est dite « idiopathique », c’est-à-dire qu’aucune cause
n’est, à ce jour, encore connue. Il s’agit probablement d’une maladie
d’origine génétique, dont on ne connaît toujours pas

les gènes en cause.

Comment évolue-t-elle ?

Elle débute en général au moment de la puberté. La déformation de la
cornée provoque alors des troubles visuels, comme une myopie et un
astigmatisme, qui vont lentement évoluer vers une altération de la
perception des images.
Elle évolue en 4 stades (stades d’AMSLER).
Stade 1 : inconfort visuel, baisse de l’acuité et astigmatisme.
Stade 2 : myopie associée à l’astigmatisme.
Stade 3 : aggravation des troubles visuels et déformation visible de la cornée.
Stade 4 : amincissement de la cornée et perte de transparence.

Mes enfants peuvent-ils avoir cette maladie ?

Selon les résultats de certaines études scientifiques, on estime qu’il
y a moins de 1 chance sur 10 pour qu’un parent porteur de cette maladie
la transmette à ses enfants.

Quels traitements peut-on envisager ?

Les troubles visuels peuvent dans un premier temps être corrigés par
des verres correcteurs, puis par des lentilles semi-rigides ou rigides.
Progressivement, cette correction ne sera cependant plus suffisante.
Il peut vous être proposé deux techniques très différentes pour
renforcer la cornée et freiner l’évolution du kératocône :
• La mise en place d’anneaux cornéens (petits anneaux placés dans la cornée pour la renforcer).
• Le Cross-Linking est une méthode récente, dont les premiers
résultats sont encourageants. Elle consiste à utiliser un rayon
ultraviolet et une solution non toxique et photosensible pour créer des
liens supplémentaires entre les fibres de collagène, de manière à
augmenter la force mécanique des tissus (photopolymérisation). Cela
permet de ralentir ou même d’arrêter l’amincissement progressif de la
cornée.

L’intervention
se pratique en ambulatoire (sans hospitalisation), dure environ une
heure et se déroule sous anesthésie locale (réalisée à l’aide de
gouttes).
En dernier recours, une greffe de cornée, encore appelée «
kératoplastie transfixiante », peut permettre d’améliorer votre vision,
en supprimant les irrégularités de votre cornée.

 

Quand aurai-je recours à la chirurgie ?

Le recours à la chirurgie est indiqué lorsque votre vision ne peut
plus être corrigée par les lentilles de contact en raison d’opacités.
Cette situation ne se présente que dans 1 cas sur 10.
Comment se déroule une greffe de cornée ?
Le principe est simple : la partie centrale de la cornée (d’un
diamètre de 8 mm) est échangée contre celle d’un donneur décédé. Ce
geste chirurgical est aujourd’hui parfaitement bien maîtrisé.

Strabisme

Quels sont les différents types de strabisme ?

On a tendance à répondre : le strabisme convergent et le strabisme
divergent. Cette réponse peut être nuancée. Il vaut mieux faire la
séparation suivante:
• Les strabismes précoces, c’est-à-dire avant un an. Ils n’auront jamais
de vision binoculaire normale, c’est-à-dire qu’ils ne verront jamais en
relief.
• Les strabismes tardifs, c’est-à-dire après deux ans. Ils auront une
vision binoculaire normale (sens du relief) sur laquelle les thérapeutes
pourront s’appuyer. Entre un à deux ans, les enfants vont aller dans
une ou l’autre direction suivant différents facteurs.

Dans quels cas opère-t-on un strabisme ?

Dans tous les cas, il faut d’abord prescrire une correction de tout défaut optique, soit par

une paire de lunettes soit par des
lentilles de contact.
Cette prescription est la base de toute prise en charge de qualité.
Pour l’indication opératoire, il y a deux situations différentes:
• Si vision binoculaire normale, Il faut opérer pour préserver cette vision binoculaire même si la déviation est petite.
• Si vision binoculaire anormale, Il faut opérer si le strabisme se voit. La
chirurgie a
alors essentiellement un rôle fonctionnel, car plus la déviation est
petite, plus le fonctionnement du système visuel est satisfaisant.

Comment opère-t-on un strabisme ?

On
n’incise pas la peau mais la conjonctive qui est la fine membrane qui
recouvre les muscles et le blanc de l’œil. On a ainsi accès aux muscles
que l’on veut affaiblir ou renforcer. On suture ensuite cette incision
(avec des fils fins comme un cheveu).

Est-ce qu’une opération du strabisme permet de récupérer une bonne vision binoculaire ?

Si la vision binoculaire est anormale, elle le restera. Si la vision binoculaire est normale, elle pourra être préservée.

Est-ce qu’une opération d’un strabisme est définitive ?

Le
strabisme est une maladie de la stabilité des yeux. Cette stabilité
varie au cours du temps. Les patients doivent être prévenus que
plusieurs interventions peuvent être nécessaires. Il faut souvent
atteindre l’âge de la
presbytie pour que le système se stabilise.
Le port de la correction optique totale est le moyen le plus puissant
pour stabiliser un strabisme, d’où l’importance de la qualité du port
des lunettes (ou des lentilles). À chaque fois que l’on enlève les
lunettes (même pour quelques minutes), on donne un coup de fouet à la
maladie strabique.

Aura-t-on les yeux parfaitement droits après l’opération, si celle-ci est parfaitement réussie ?

Seules
les personnes ayant une vision binoculaire possible avec fusion des
images auront les yeux médicalement droits. Souvent, le patient
strabique ne peut pas récupérer une vision binoculaire : les yeux
sembleront esthétiquement droits, mais il persistera une petite
déviation, esthétiquement non visible, à l’examen ophtalmologique ou
orthoptique.

Dans quelle mesure, l’œil dévié peut-il perdre de l’acuité visuelle ?

Dans les amblyopies profondes, cette vision peut être basse : 1/50.

Combien de temps aura-t-on les yeux rouges après une première intervention ?

La durée est très variable, de 15 jours à 1 mois, mais parfois bien plus d’un mois, sans que cela ne traduise une complication.

Décollement de la rétine

Qu’est-ce que le décollement de la rétine ?

C’est la séparation des deux feuillets qui composent la rétine : l’interne
(neuroépithélium) et l’externe (épithélium pigmentaire) par un liquide
appelé liquide sous-rétinien. La zone de rétine décollée ne fonctionne
plus et entraîne une perte partielle ou totale de la vue. Si le
décollement est total, l’œil n’a plus aucune vision.
Il s’agit d’une maladie grave qui nécessite un traitement chirurgical.
Les décollements de rétine sont dus essentiellement à des déchirures, à
des trous dans la rétine ou à des tractions anormales du vitré (gel
remplissant la partie arrière de l’œil) sur la rétine.

Quels sont les facteurs de risque ?

La myopie, surtout si elle est forte ;

L’opération de la cataracte ;

Un traumatisme (choc) ;

Le diabète, surtout s’il est ancien et déséquilibré.

Toutes ces prédispositions imposent un contrôle régulier des rétines.

Quels sont les premiers symptômes ?

Le
début est généralement soudain et indolore, avec l’apparition d’un
voile sombre sur une partie ou la totalité du champ visuel. Le patient
ressent presque toujours une modification importante de sa vision. Ce
voile sombre est parfois précédé d’opacités mouvantes ou d’éclairs
lumineux.

Comment soigne-t-on cette maladie ?

La
chirurgie est l’unique recours. Selon la gravité du décollement,
différentes techniques chirurgicales plus ou moins complexes seront
utilisées. Le but de l’intervention est de :

Cicatriser et colmater les trous et les déchirures rétiniennes ;

Relâcher ou enlever les tractions de l’humeur vitrée sur la rétine ;

Ponctionner le liquide sous-rétinien afin de remettre la rétine à plat.

Très
souvent, une bulle de gaz est introduite dans l’œil en fin
d’intervention, pour appuyer sur les trous ou les déchirures de la
rétine pendant la durée de la cicatrisation.
Si la rétine ne présente qu’une déchirure ou un trou sans décollement,
un simple traitement par laser est nécessaire, sans hospitalisation.
En cas de décollement de rétine particulièrement grave, il est parfois
nécessaire d’injecter de l’huile de silicone dans l’œil, afin de guérir
le patient. Cette huile de silicone est le plus souvent retirée quelques
mois plus tard.

Faut-t-il être hospitalisé pour traiter cette maladie ?

Un
décollement de rétine impose une hospitalisation de 3 à 6 jours selon
la gravité. L’intervention nécessite une anesthésie locale ou générale.
La durée de l’intervention est très variable, en fonction de la gravité du décollement de rétine : de 20 à 90 minutes.

Quelles précautions à prendre après l’opération ?

Aussitôt
après l’intervention, si une bulle de gaz a été introduite dans l’œil,
vous devez placer votre tête dans la position prescrite par le
chirurgien pendant une durée totale de 4 jours.
Après la sortie de la clinique et pendant 15 à 20 jours, il faut éviter
toute activité pouvant  secouer  fortement votre œil. Il est essentiel
de respecter le traitement prescrit par votre chirurgien à la sortie de
la clinique (médicament et positionnement) pour éviter toute
complication et lutter contre les maux de tête, fréquents pendant les
jours qui suivent l’intervention.

En combien de temps récupe-t-on une vision correcte ?

La vision de l’œil opéré remonte très progressivement pour atteindre son maximum 3 à 4 mois après l’intervention.

LA DMLA

C’est quoi la DMLA ?

La Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age ou DMLA, est une altération
maculaire (centre de la rétine et de la vision) atteignant les personnes
de plus de 50 ans. La DMLA se traduit par une baisse progressive de la
vision, aboutissant à une perte de la vision centrale, tout en
préservant en général la vision périphérique. Les personnes atteintes de
la DMLA ne deviennent pas aveugles, mais perdent tout le champ de
vision utile pour la lecture, la conduite…

La DMLA affecte la zone centrale de la rétine : la macula. Il y a 2 sortes de DMLA : la DMLA sèche et la DMLA humide.

Qu’est-ce que la DMLA sèche et quels sont ses symptômes?

La DMLA sèche est la forme la plus commune, représentant environ 90 % des
cas de DMLA. Elle se manifeste lorsque qu’une partie de la rétine
s’amincit et se dégrade, causant une altération de la vue.

La dégénérescence maculaire sèche peut se développer dans un seul œil ou
dans les deux yeux, à mesure que les cellules photosensibles de la
macula sont progressivement endommagées.

À mesure que la DMLA progresse, des points flous ou noirs peuvent
apparaître dans votre champ visuel. Au fil du temps, les activités
quotidiennes comme la lecture et la conduite peuvent devenir difficiles.

À moins que la dégénérescence maculaire sèche ne soit détectée à
l’occasion d’un examen oculaire de routine, vous pouvez ne pas réaliser
que vous en êtes atteint, car il existe peu ou pas de symptômes jusqu’à
ce que cette affection soit plus avancée. Cela parce que la DMLA sèche
progresse en général lentement et sans douleur sur une période de
plusieurs années. Parfois, la DMLA progresse au niveau d’un œil alors
que l’autre n’est pas affecté. Cela pourrait faire en sorte qu’il n’y
ait pas de changement manifeste dans la vue globale.


Qu’est-ce que la DMLA humide et quels sont ses symptômes? 

La forme humide de la dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou
« DMLA humide », peut se produire lorsque des vaisseaux sanguins
anormaux se forment et laissent s’écouler du sang et d’autres liquides
sous une partie de l’œil. Actuellement, il n’existe aucun traitement
curatif pour cette affection et un traitement inadéquat peut entraîner
une cicatrisation des tissus qui cause, à son tour, une perte importante
de la vision. En fait, la DMLA humide est la principale cause de cécité
chez les personnes âgées de plus de 55 ans dans les pays
industrialisés.

La DMLA humide peut entraîner une perte rapide, grave et permanente de la
vision centrale en quelques semaines. Les symptômes incluent une vision
floue ou des lignes apparaissant distordues ou ondulées.

Peut-on guérir de la DMLA sèche?

Malheureusement, pas à ce jour. C’est pourquoi il est tellement important de faire tout
ce que vous pouvez pour votre santé oculaire, y compris de consulter
régulièrement votre ophtalmologiste, d’avoir une alimentation saine et
de prendre des suppléments de vitamines oculaires selon les
recommandations sur le rôle joué par la nutrition dans la santé
oculaire.


Peut-on guérir la DMLA humide? 

Il n’existe actuellement aucun traitement curatif pour la DMLA humide.
Toutefois, il existe des traitements efficaces. Les traitements par la
chirurgie au laser, la thérapie photodynamique (TPD) et les traitements
anti-facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (anti-VEGF)
offrent aux patients plusieurs possibilités de traitement efficace.

Pourquoi est-il important de connaître les facteurs de risque de développer une DMLA?

Il existe des facteurs sur lesquels vous ne pouvez pas agir, tels que
l’âge ou l’hérédité. Mais il y a des facteurs de risque que vous pouvez
contrôler, comme le fait d’arrêter de fumer, de contrôler une tension
artérielle élevée, d’avoir une alimentation saine et de limiter
l’exposition à la lumière du soleil, en particulier les longueurs d’onde
du bleu, dont des études suggèrent qu’elles pourraient être associées à
la DMLA.

Perdrai-je complètement la vue si je suis atteint de DMLA?

Dans le cas de la dégénérescence maculaire, une cécité totale n’intervient
presque jamais. Toutefois, la DMLA peut entraîner une perte de la vue se
rapprochant de la cécité totale (20/200 dans l’œil le plus performant).

Quel est le traitement de la DMLA sèche ?

Le traitement de la DMLA sèche est axé sur la surveillance et le
ralentissement de sa progression. Votre professionnel de la vision peut
également recommander des changements diététiques ou de style de vie,
ainsi que des suppléments
vitaminiques spécifiquement
conçus pour vos yeux. On a montré que des doses quotidiennes élevées de
certains vitamines et minéraux peuvent ralentir la progression de la
dégénérescence maculaire sèche, aux stades intermédiaires et avancés, et
maintenir une vue saine.

Pourquoi les antioxydants sont importants contre la DMLA?

Les antioxydants aident à protéger nos organismes, y compris nos yeux, des
dégâts engendrés par des molécules nommées « radicaux libres ». Quand
notre organisme ne contient pas suffisamment d’antioxydants pour
contrebalancer les radicaux libres, le résultat est le « stress oxydatif
». On estime que le stress oxydatif joue un rôle majeur dans le
développement de la dégénérescence maculaire.

Comment les acides gras Oméga-3 peuvent-ils aider à limiter le risque d’avoir la DMLA?

Les acides gras oméga-3 peuvent également être importants pour la santé
oculaire. Le poisson est la première source d’oméga-3. Une étude a
montré que les gens qui mangent deux portions ou plus de poisson par
semaine, à teneur élevée en acides gras oméga-3, ont moins de chance de
contracter une DMLA humide.

La Rétinopathie Diabétique

C’est quoi une rétinopathie diabétique ?

La rétinopathie diabétique est une atteinte de la rétine survenant dans le
cadre d’un diabète sucré. C’est une complication du diabète qui existe
aussi bien les diabétiques de type 1 que les diabétiques de type 2. Il
existe deux types de rétinopathies diabétiques :

la rétinopathie non proliférative pour laquelle, l’atteinte prédomine sur
les vaisseaux normaux (micro-anévrismes, hémorragies) ;

la rétinopathie proliférative avec formation de néo-vaisseaux. Ils
colonisent alors le vitré (substance gélatineuse remplissant l’arrière
du globe oculaire) et peuvent provoquer des hémorragies intra-vitréennes
(saignement d’un vaisseau dans le vitré), un décollement de la rétine
ou encore un glaucome néo-vasculaire (l’augmentation de la pression peut
endommager la rétine).

Dans les deux types, une atteinte de la macula est grave, puisqu’elle compromet la vision centrale.

Quels sont les symptômes de la rétinopathie diabétique?

Si certains troubles de la vue peuvent indiquer la présence d’une
rétinopathie diabétique (lettres déformées à la lecture, difficultés à
passer de la lumière à l’obscurité, etc.), la maladie s’installe souvent
sans donner de signes d’alerte. On peut donc malheureusement être
atteint de rétinopathie même avec une bonne vue et en l’absence de
symptôme… D’où l’importance d’un contrôle régulier par un spécialiste
et d’un dépistage précoce pour les patients atteints de diabète. Quand
la RD est légère, l’hémorragie du corps vitré provoque la vision de
quelques tâches obscures.

Comment dépister la rétinopathie diabétique ?

Le traitement de la rétinopathie diabétique exige une collaboration
étroite entre l’ophtalmologue, le diabétologue et le médecin
généraliste. Diagnostiquée à temps (l’ophtalmologue réalise un simple
“examen de fond d’œil”, obtenu par dilatation de la pupille), la maladie
peut être traitée efficacement.

Pour confirmer le diagnostic, l’ophtalmologue procède à plusieurs examens comme la mesure de l’acuité visuelle, la tension de l’œil, voire une
angiographie rétinienne (qui informe sur la perméabilité des vaisseaux
rétiniens).


Quelle prévention et quel traitement de la rétinopathie diabétique ?

Il est possible de prévenir la rétinopathie diabétique par un contrôle
régulier (au moins une fois par an) chez un ophtalmologue, l’atteinte de
l’équilibre glycémique, une tension artérielle maîtrisée, ainsi qu’une
bonne hygiène de vie.

Lorsque des lésions diabétiques débutantes sont découvertes, elles doivent être
stabilisées. Le traitement utilisé est la photo-coagulation au laser.
Celui-ci a pour but de traiter les zones d’ischémie (pauvres en apport
d’oxygène), ce qui amène une régression des vaisseaux anormaux. Le laser
est très efficace pour freiner l’évolution de la maladie et empêcher la
cécité. Toutefois, à la suite du traitement, il arrive que certaines
personnes notent une baisse de la vision périphérique et de la vision
nocturne. Dans le cas d’une rétinopathie diabétique proliférative avec
hémorragie du vitré, une vitrectomie peut être indiquée : il s’agit
d’une intervention chirurgicale qui consiste à extraire le corps vitré.
Dans ces cas, le traitement au laser est complété après l’évacuation de
l’hémorragie du vitré.

L’Uvéite

Qu’est-ce qu’une uvéite ?

C’est une inflammation de l’uvée, portion de l’œil qui comprend l’iris, le
corps ciliaire et la choroïde. Selon les structures affectées, 3 types
d’uvéite sont décrits :

L’uvéite antérieure, lorsque les structures situées en avant de l’œil (iris)
sont touchées. L’œil est rouge et douloureux, avec une baisse de la
vision.

L’uvéite intermédiaire se porte sur les structures intermédiaires (vitré). Elle
est généralement indolore, mais s’accompagne d’une baisse de l’acuité
visuelle et de la perception de petites tâches noires.

L’uvéite postérieure intéresse les structures situées en arrière de l’œil
(choroïde, rétine). Elle s’exprime également par une baisse de l’acuité
visuelle, la sensation de voir flou, associées à la perception de tâches
plus ou moins mobiles dans le champ visuel.

Quelles sont les causes d’une uvéite ?

Elles sont nombreuses et de gravité très variée. Certaines de ces causes sont banales, d’autres exceptionnelles.

Causes locales : corps étranger, plaie oculaire, suite d’intervention
chirurgicale, tumeur oculaire, décollement rétinien ancien…;

Causes loco-régionales : infection ORL ou dentaire ;

Causes infectieuses générales : tuberculose, herpès, zona…

Causes rhumatismales : polyarthrite rhumatoïde, arthrite juvénile…

Causes générales : diabète, méningite, lymphome…

Comment une uvéite évolue-t-elle?

Lorsqu’elle
est traitée, une uvéite guérit en général bien et sans séquelles.
Toutefois, les récidives sont fréquentes et leur répétition va favoriser
l’apparition de complications, comme le développement d’une cataracte
ou d’un glaucome, un décollement de la rétine, des anomalies de la
circulation sanguine au niveau du nerf optique…
Le principal risque d’évolution d’une uvéite non traitée est donc la perte plus ou moins importante de la vision.

Quelles sont les conséquences d’une uvéite ?

L’uvéite peut varier d’une personne à l’autre. Certaines personnes,
particulièrement les enfants et les jeunes adultes, peuvent ne présenter
aucun symptôme, alors que d’autres peuvent présenter de graves
symptômes.

Un patient atteint d’uvéite peut présenter des symptômes liés à la cause
et à la durée de la maladie, à l’endroit touché par la maladie ainsi
qu’à son état de santé général.

Quel traitement à suivre ?

Le traitement va tenir compte de la cause et de la localisation de l’uvéite.
Généralement, le traitement repose sur l’utilisation de corticoïdes par
voie locale ou orale, plus rarement en injection dans l’œil ou autour de
l’œil. Des collyres dilatant la pupille y sont généralement associés
pour éviter que se forment des adhérences dans l’œil.

Pour des cas plus sévères, des traitements appelés immunosuppresseurs
peuvent s’avérer nécessaires. Leur mise en route et leur surveillance
sont plus lourdes et peuvent nécessiter une courte hospitalisation.
Si l’uvéite est la conséquence d’une maladie particulière (infection,
maladie systémique…), le traitement de cette pathologie s’impose aussi
naturellement.

Existe-t-il d’autres affections associées à l’uvéite?

Si elle n’est pas traitée, l’uvéite peut entraîner des complications, notamment les suivantes :


Glaucome


Cataractes


Lésions au nerf optique


Décollement de la rétine

Perte de vision permanente