Docteur Raiss, ophtalmologue à Casablanca +212 661-438731
L’ UVÉITE

L’ UVÉITE

C’est une inflammation de l’uvée, portion de l’œil qui comprend l’iris, le corps ciliaire et la choroïde. Selon les structures affectées, 3 types d’uvéite sont décrits :

L’uvéite antérieure, lorsque les structures situées en avant de l’œil (iris) sont touchées. L’œil est rouge et douloureux, avec une baisse de la vision.

L’uvéite intermédiaire se porte sur les structures intermédiaires (vitré). Elle est généralement indolore, mais s’accompagne d’une baisse de l’acuité visuelle et de la perception de petites taches noires.

L’uvéite postérieure intéresse les structures situées en arrière de l’œil (choroïde, rétine). Elle s’exprime également par une baisse de l’acuité visuelle, la sensation de voir flou, associées à la perception de tâches plus ou moins mobiles dans le champ visuel.

Il existe également une forme appelée panuvéite, associant les 3 types d’uvéite.

Quelles sont les causes d’une uvéite ? :

Elles sont nombreuses et de gravité très variée. Le bilan lors de la recherche de cette cause, lorsqu’elle n’est pas évidente, peut être important. Il arrive assez fréquemment que l’uvéite ne soit pas précisément découverte. Certaines de ces causes sont banales, d’autres exceptionnelles :

  • Causes locales : corps étranger, plaie oculaire, suite d’intervention chirurgicale, tumeur oculaire, décollement rétinien ancien…
  • Causes loco-régionales : infection ORL ou dentaire.
  • Causes infectieuses générales : tuberculose, candidose, histoplasmose, herpès, zona…
  • Causes rhumatismales : spondylarthrite ankylosante, polyarthrite rhumatoïde, arthrite juvénile…
  • Causes générales : diabète, sarcoïdose, méningite, lymphome…

Comment une uvéite évolue-t-elle?

Lorsqu’elle est traitée, une uvéite guérit en général bien et sans séquelles. Toutefois, les récidives sont fréquentes et leur répétition va favoriser l’apparition de complications, comme le développement d’une cataracte ou d’un glaucome, un décollement de la rétine, des anomalies de la circulation sanguine au niveau du nerf optique…Le principal risque d’évolution d’une uvéite non traitée est donc la perte plus ou moins importante de la vision.

Quel traitement contre l’uvéite ?

Le traitement va tenir compte de la cause et de la localisation de l’uvéite. Généralement, le traitement repose sur l’utilisation de corticoïdes par voie locale ou orale, plus rarement en injection dans l’œil ou autour de l’œil. Des collyres dilatant la pupille y sont généralement associés pour éviter que se forment des adhérences dans l’œil.
Pour des cas plus sévères, des traitements appelés immunosuppresseurs peuvent s’avérer nécessaires. Leur mise en route et leur surveillance sont plus lourdes et peuvent nécessiter une courte hospitalisation.
Si l’uvéite est la conséquence d’une maladie particulière (infection, maladie systémique…), le traitement de cette pathologie s’impose aussi naturellement.

LA RÉTINOPATHIE HYPERTENSIVE

LA RÉTINOPATHIE HYPERTENSIVE


La rétinopathie hypertensive est une
complication d’une pression artérielle élevée et elle évolue
habituellement au cours de plusieurs années. Une pression artérielle
élevée endommage les vaisseaux sanguins qui s’épaississent et se
rétrécissent sous son influence.
L’irrigation sanguine de la rétine se trouve diminuée et des dommages
s’ensuivent. Des fuites de sang peuvent éventuellement se produire dans
la rétine et engendrer des dommages supplémentaires.

Symptômes :

Habituellement, la rétinopathie hypertensive ne
s’accompagne pas de retentissement fonctionnel et, l’acuité visuelle est
donc le plus souvent normale. Les signes oculaires ne sont présents que
dans les cas sévères:

  • émorragies rétiniennes superficielles et parfois profondes
  • Œdème maculaire
  • Œdème papillaire
  • Nodules cotonneux

Diagnostic

Le diagnostic de la rétinopathie hypertensive s’établit à peu près de la même façon que de la rétinopathie diabétique :

  • Recherche des minuscules
    plaques de cholestérol contenues dans les vaisseaux sanguins rétiniens,
    ainsi que des modifications provoquant un rétrécissement et un
    épaississement.
  • Examen de la rétine au moyen
    d’un ophtalmoscope, qui éclaire d’une lumière vive le fond de l’œil et
    permet d’examiner de près les vaisseaux sanguins de la rétine.
  • Examen de la rétine au moyen
    d’une angiographie à la fluorescéine, qui permet de détecter les signes
    de saignements des vaisseaux sanguins. Cette technique permet de
    localiser avec précision les régions de la rétine susceptibles de
    saigner.

Traitement :

Le traitement indiqué contre la
rétinopathie hypertensive comporte des médicaments qui stabilisent la
pression artérielle, un traitement au laser, et quelquefois l’injection
de médicaments dans l’œil (par ex. des corticostéroïdes).

LA RÉTINOPATHIE DIABÉTIQUE

LA RÉTINOPATHIE DIABÉTIQUE

La rétinopathie diabétique est une maladie dégénérative des vaisseaux sanguins de la rétine qui survient chez les personnes atteintes de diabète.
Plusieurs facteurs favorisent la survenue d’une rétinopathie diabétique et accélèrent sa progression : l’ancienneté du diabète, le niveau de glycémie, un diabète instable, l’hypertension artérielle, le tabagisme,…
La rétinopathie diabétique représente une cause importante de cécité. Cependant, dépistée à temps, cette maladie peut être traitée correctement.

La rétinopathie diabétique apparaît lorsque l’excès de sucre dans le sang, caractéristique du diabète, a endommagé les petits vaisseaux qui approvisionnent la rétine en nutriments et en oxygène. Dans le cas de la rétinopathie non proliférative, moins grave, on distingue quelques micro-anévrismes et quelques micro-hémorragies. Dans le cas de la rétinopathie diabétique proliférative, on distingue de vastes hémorragies, de vastes territoires d’ischémie (diminution importante de l’irrigation sanguine)

Symptômes

Au début, la rétinopathie ne s’accompagne souvent d’aucun symptôme visuel. La baisse de la vision est souvent progressive et lente. Mais elle peut être brutale lors de l’hémorragie du vitré dans le cas d’une rétinopathie diabétique proliférative.
▶Diminution de l’acuité visuelle ;
▶Perte de la vision des détails ;
▶Vision trouble ;
▶Champ visuel parsemé de taches noires ou de points lumineux.

Diagnostic

Le diagnostic de la rétinopathie diabétique se déroule comme suit :
▶Examen la rétine au moyen d’un ophtalmoscope, qui éclaire d’une lumière vive le fond de l’œil et permet d’examiner de près les vaisseaux sanguins de la rétine.
▶Examen de la rétine au moyend’une angiographie à la fluorescéine,qui permet de détecter les signes de saignements des vaisseaux sanguins. Cette technique permet de localiser avec précision les régions de la rétine susceptibles de saigner.

Traitement

Diagnostiquée à temps, la rétinopathie diabétique peut être traitée efficacement. Lorsque des lésions diabétiques débutantes sont découvertes, elles doivent être stabilisées. Le traitement utilisé est la photocoagulation au laser(en plusieurs séances). Celui-ci a pour but de traiter les zones d’ischémie, ce qui amène une régression des vaisseaux anormaux.
Le laser est très efficace mais, à la suite du traitement, il arrive que certaines personnes notent une baisse de la vision périphérique et de la vision nocturne.L’ophtalmologue peut aussi utiliser des injections intraoculaires, en cas d’œdème maculaire diffus. Les produits utilisés sont alors soit des corticoïdes (triamcinolone ou Ozurdex), soit des antiangiogéniques AntiVEGFs (Lucentis). Des injections répétées sont souvent nécessaires, car l’efficacité des différents agents pharmacologiques est limitée dans le temps.
Dans les cas de rétinopathie diabétique proliférative avec hémorragie du vitré, une vitrectomie peut être indiquée. Cette intervention chirurgicale consiste à extraire le corps vitré.
Dans ces cas, le traitement au laser est complété après l’évacuation de l’hémorragie du vitré.
La clé du traitement d’une rétinopathie est la prise en charge des causes sous-jacentes de ce trouble. L’équilibre du taux de sucre sanguin d’une personne atteinte de diabète revêt une importance décisive lorsqu’il s’agit de retarder l’apparition d’une rétinopathie diabétique.

LA DMLA

LA DMLA

La Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age ou DMLA, est une altération maculaire (centre de la rétine et de la vision) acquise, non héréditaire, non inflammatoire, atteignant les personnes de plus de 50 ans.

La DMLA se traduit par une baisse progressive de la vision, aboutissant à une perte de la vision centrale, tout en préservant, en général, la vision périphérique.Les personnes atteintes de la DMLA ne deviennent pas aveugles, mais perdent tout le champ de vision utile pour la lecture, la conduite, la vision fine.

Une DMLA commence habituellement par une déformation des images (métamorphopsies). Il faut donc tester chacun de ses yeux, en fixant le point bleu central. On ne doit pas voir la grille environnante déformée. Des facteurs génétiques prédisposant semblent exister, associés à des facteurs environnementaux (soleil, tabac). Les métamorphopsies sont très fréquentes et correspondent à une déformation des images. On utilise la grille d’Amsler pour déceler toute anomalie.

Les deux formes vraies de DMLA :

  • La DMLA affecte la zone centrale de la rétine : la macula. Dans la forme sèche, une partie de la rétine s’amincit et se dégrade, causant une altération de la vue. Il n’y a pas de traitement possible de DMLA sèche.
  • La DMLA humide est due à la formation de nouveaux vaisseaux sanguins fragiles derrière la rétine. Ceci provoque des saignements et évolue vers une cicatrice maculaire entraînant la perte de la vision centrale, le champ visuel périphérique restant normal. Seule la forme de DMLA « humide » ou « exsudative » peut bénéficier de certains traitements.

Traitements Curatifs :

  • Le laser simple (argon, krypton ou le laser à colorants) est utilisé dans la forme exsudative, pour coaguler les néovaisseaux et stopper ainsi les saignements et les complications. En cas de succès, on note une cicatrice rétinienne avec la persistance d’un scotome (zone noire du champ visuel) définitif. Plusieurs séances sont souvent indispensables, soit en cas de récidive, soit en cas d’insuffisance de traitement.
  • L’injection IntraVitréenne (IVT) de médicaments anti-VEGF est une nouvelle technique, qui ne s’adresse qu’à certaines formes des DMLA exsudatives (néovaisseaux). Ce n’est pas un traitement miraculeux, mais il peut apporter une stabilisation ou une amélioration de la vision. Chez certains patients, l’amélioration est nette avec une diminution des métamorphopsies, contrairement à d’autres patients qui semblent ne pas répondre au traitement.
  • La translocation maculaire est une chirurgie qui consiste à provoquer un décollement de rétine pour déplacer la macula et ainsi, pouvoir lasériser les néovaisseaux choroïdiens sans léser la fovéola.

Traitements Préventifs :

Il semble que différents facteurs favorisent l’apparition d’une DMLA, tels que l’exposition prolongée au soleil, le tabagisme et les troubles circulatoires.
Ces différents facteurs pourraient avoir un rôle déclenchant en présence d’une prédisposition génétique. On envisage également, pour certains patients, des suppléments vitaminiques qui paraissent diminuer les risques de DMLA.

Traitements Palliatifs :

Il s’agit juste d’une amélioration du confort des patients : L’équipement en systèmes visuels grossissants est surtout utile au début de la maladie, quand la macula n’est pas complètement détruite, mais modérément abîmée.
La rééducation orthoptique: Les orthoptistes vont réaliser une rééducation basse-vision, pour permettre aux patients de mieux utiliser la rétine périphérique qui reste fonctionnelle. Ces rééducations peuvent entraîner une amélioration des gestes de la vie courante.

Précautions

  • En présence de l’un des symptômes, consulter rapidement un ophtalmologue
  • ETester régulièrement chaque œil avec la grille d’Amsler
  • Faire un examen oculaire tous les ans à partir de 60 ans
  • Protéger les yeux des rayons du soleil
  • Manger équilibré
  • Arrêter de fumer
  • Faire régulièrement de l’exercice
  • Contrôler la tension artérielle.
LE STRABISME

LE STRABISME

Le strabisme est un défaut d’action des muscles de l’œil causé par un déséquilibre de leur force musculaire. Le strabisme est convergent lorsque la déviation de l’œil se fait en dedans (ésotropie) et divergent lorsqu’elle se fait en dehors (exotropie). Le cerveau élimine l’image reçue de l’œil affecté, ce qui entraîne la perte d’une zone de vision (amblyopie). Il peut exister dans le strabisme un élément vertical surajouté : l’hypertrophie. Le strabisme apparaît presque toujours avant l’âge de 4 ans : il s’agit alors d’un strabisme concomitant contrairement au strabisme paralytique de l’adulte, par paralysie d’un muscle oculomoteur. Souvent il existe une anomalie importante de la réfraction, forte hypermétropie qu’il est nécessaire de corriger complètement. Le strabisme appelé familièrement « loucherie », peut être traité en faisant travailler l’œil atteint par la pose d’un bandeau sur l’œil sain, par le port de lunettes spéciales ou par la chirurgie. Le traitement chirurgical peut souvent nécessiter deux interventions ou plus. Le plus souvent, la guérison s’obtient par une chirurgie sur les muscles de l’œil, à travers : La résection d’un muscle (raccourcissement) Le recul de l’insertion d’un muscle Ou l’association des deux méthodes

LE DÉCOLLEMENT DE LA RÉTINE

LE DÉCOLLEMENT DE LA RÉTINE

C’est la perte de contact entre l’épithélium pigmentaire et la rétine neurosensorielle, le décollement de la rétine se présente sous de nombreuses formes cliniques.

Lorsque la déchirure est réalisée, le traitement est uniquement chirurgical. L’opération consiste à créer des cicatrices adhérentes entre rétine et choroïde au moyen de photocoagulation au laser ou cryochirurgie. Une immobilisation pré et postopératoire est nécessaire.

Au tout début, le traitement préventif du décollement de rétine repose sur la photocoagulation au laser effectuée autour de la lésion, qui permet une adhérence solide du neuro-épithélium à l’épithélium pigmentaire et évite la survenue du décollement de rétine.